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Restitution Destination JEUN’ECE

Début mai, le Forum se rendait à Strasbourg pour organiser l’évènement de clôture de Destination Jeun’ECE : Ecologie, Citoyenneté, Europe “. Aujourd’hui dans cet article nous revenons sur ce programme aux couleurs européennes riche en échanges.


Destination Jeun’ECE c’est quoi ? Destination Jeun’ECE c’est prendre conscience de la place de l’Europe, de la Citoyenneté et de l’Écologie sur des questions quotidiennes pour pouvoir participer, en tant que jeune, à la co-construction des politiques publiques dans le cadre de la Présidence Française du Conseil de l’Union européenne. Les propositions résultant des réflexions menées lors des ateliers ont été présentées aux décideurs européens, nationaux et locaux

Le top départ de ce week-end était centré autour d’ateliers pédagogiques notamment avec la carte géante des Jeunes Européens – France et de Kahoot. L’objectif étant de revenir sur les quatre thématiques balayées lors de nos précédents ateliers : Se loger, Travailler, Se déplacer et Consommer. 

La première journée s’est poursuivie par des tables rondes :

  • “Produire et consommer” avec l’eurodéputé Pascal Durand, une présentation des propositions par les jeunes, des prises de parole des intervenant·e·s et des temps d’échange informel,
  • “Infrastructures” avec les eurodéputé·e·s Fabienne Keller et Christophe Grudler, une présentation des propositions par les jeunes, des prises de parole des intervenant·e·s, des temps d’échange informel

Lors de la seconde journée, une partie des participant·e·s s’est rendue à la Convention de la société civile européenne, pendant que l’autre a participé à un atelier ayant pour thématique “Gouvernance & jeune” organisé par le CNAJEP et co-animé par les délégués Provox ainsi que Julien Vermignon, trésorier du FFJ et co-rapporteur de la commission Europe/international. C’est ensuite sur une Course aux  Objectif européen pour la jeunesse que la matinée s’est terminée. L’atelier avait pour objectif de découvrir aux détours d’énigmes les 11 objectifs définis par l’Union européenne pour la jeunesse

Pour clôturer ce week-end, nous avons participé à la marche pour l’Europe avec plusieurs des participant·e·s de Destination Jeun’ECE, mais aussi des Jeunes Européens de France et de toute l’Union européenne ! 



[CP] L’Alternative rejoint le Forum Français de la Jeunesse !

Paris, le 25 mai 2022,


Le Forum Français de la Jeunesse (FFJ), porte-parole en France des organisations dirigées par des jeunes de moins de 30 ans, s’agrandit et accueille un nouveau membre au sein de son collège étudiant : le syndicat étudiant l’Alternative, entièrement géré par des jeunes de moins de 30 ans. En 2012, les principales organisations de jeunes nationales se réunissent et lancent le FFJ, espace de travail et d’échanges, autonome des pouvoirs publics. Il a pour objet la représentation des jeunes par eux-mêmes face au constat de la faible présence des jeunes dans le débat public.


Près de dix ans après sa création, le FFJ a connu de belles victoires et continue son combat pour une meilleure prise en compte de la parole des jeunes et leur accès au droit commun. Fort de sa diversité, regroupant des organisations associatives, étudiantes, lycéennes et politiques aux idées et opinions différentes, le FFJ s’enrichit encore en accueillant le syndicat l’Alternative.


Depuis 2019, l’Alternative est une fédération nationale d’organisations étudiantes locales (associations ou syndicats). L’Alternative se bat pour l’émancipation des étudiant·e·s et la démocratisation de l’Enseignement Supérieur. Ainsi, elle défend un modèle qui soit accessible et de qualité, elle s’oppose à tout type de sélection ainsi qu’à la privatisation de l’ESR et prône une véritable prise en compte des enjeux écologiques dans l’enseignement afin de garantir le futur des étudiant·e·s et des générations à venir.


Pour Hugo Prevost, Secrétaire National de l’Alternative, “le FFJ permet de rendre compte de l’avis de la jeunesse et de le porter au plus au niveau quand celui ci est bien trop souvent oublié“. L’Alternative et le FFJ sont ravis de pouvoir travailler ensemble afin de mutualiser leur connaissances dans l’intérêt des jeunes et des politiques publiques qui les concernent alors qu’un nouveau quinquennat s’ouvre et que les défis en termes de jeunesse sont nombreux à commencer par l’abstention et la précarité.

Contact presse : 

Hugo Prevost
Secretaire national de l’Alternative
06 24 94 21 19
contact@alternative-esr.org

Anaïs Anselme
Déléguée générale
06 75 33 94 44
info@forumfrancaisjeunesse.fr

Le communiqué de presse en PDF

[TRIBUNE] Abstention des jeunes: un appel ardent à la concertation

Pour limiter la non-participation politique des nouvelles générations, les principales organisations de jeunesse appellent à mettre en œuvre une politique de jeunesse transversale. Ils demandent la réunion d’un comité interministériel, par et pour les jeunes.

Les jeunes s’abstiennent. Ils s’abstiennent de plus en plus, et dans la durée : 41% des 18-24 ans et 38% des 25-34 ans ne se sont pas exprimés dans les urnes lors du dernier scrutin présidentiel. Devenu constant, ce phénomène engage le nouveau gouvernement à s’emparer des thèmes qui préoccupent les jeunes pour regagner leur confiance alors qu’un jeune sur deux estime que son avis n’est pas pris en compte.

Parallèlement, le baromètre sur la jeunesse le confirme, les jeunes de 18-30 ans apparaissent comme plus engagés que l’ensemble de la population. Ni résignées à être sacrifiées ni absentes de la vie publique, il est donc plus que temps de considérer les nouvelles générations pour ce qu’elles font, ce qu’elles revendiquent et ce à quoi elles aspirent. Les jeunesses s’engagent d’ailleurs dans les associations pour œuvrer dans des domaines aussi variés que la solidarité, la préservation de l’environnement, la culture, le sport ou bien encore la citoyenneté. C’est l’une des preuves de leur(s) engagement(s) au sein de toute la société française. De ce fait, il est important de ne pas enfermer les jeunes dans les thématiques qui concernent uniquement la jeunesse, mais bien de leur permettre de participer à l’élaboration de l’ensemble des politiques publiques qui fondent leur avenir.

Dès le lycée, les jeunes s’organisent dans des corps intermédiaires (associations, syndicats, partis politiques) et portent des propositions. Pour enfin prendre en compte leur avis, le rôle des organisations de jeunesse et l’expertise développée par ces jeunes doivent être reconnus, leur lien avec les pouvoirs publics refondés. Assurer leur pleine et entière participation à la vie publique, c’est déjà disposer d’un arsenal de solutions d’avenir écrit par les premières et premiers concernés. C’est le chemin à prendre pour a minima limiter la progression de l’abstention, voire la résorber. Dans ce contexte, la valeur de ces organisations est inestimable pour quiconque veut relayer les idées des jeunes et elles méritent d’être soutenues à la hauteur du travail qu’elles apportent à la société.

Des «trous dans la raquette»

Revoir la vision de nos jeunesses, c’est leur reconnaître le statut de citoyennes et citoyens à part entière en faisant enfin entrer les moins de 25 ans dans le droit commun. Face à une dégradation des conditions financières pour 41% des jeunes les plus précaires lors de la crise sanitaire, les dispositifs d’urgence adoptés lors du dernier quinquennat ne sont, par nature, pas pérennes ou sécurisés et les «trous dans la raquette» perdurent. Les jeunes restent donc victimes d’une précarité accrue qui impacte notamment leur santé mentale.

La crise sanitaire, sociale et la crise écologique ébranlent la confiance que les jeunesses ont dans leur avenir : 40% des moins de 25 ans rapportaient un trouble anxieux généralisé en 2021. Les jeunes doivent être alors parties prenantes de ce nouveau quinquennat pour être acteurs et actrices de leur futur.

Les principales organisations de jeunesse et d’éducation populaire appellent donc à mettre en œuvre une véritable politique de jeunesse transversale, avec les jeunes et à l’écoute des actrices et acteurs de l’éducation populaire. Pour refonder la méthode, le premier engagement du gouvernement doit être la réunion d’un comité interministériel, par et pour les jeunes.

La jeunesse ne saurait se résigner à subir continuellement les crises qu’on lui promet, mais bel et bien de forger dès maintenant son histoire et celles des générations suivantes.

Signataires : Allons enfants, Association nationale des apprentis de France (Anaf), Animafac, Cité des chances, Coexister, Comité pour les relations nationales et internationales des associations de jeunesse et d’éducation populaire (Cnajep), Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), Fédération des associations générales étudiantes (Fage), Forum français de la jeunesse (FFJ), Jeunes écologistes, Jeunes Européens-France, Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), Jeunes radicaux, Jeunes socialistes, l’Alternative, la Voix lycéenne, le Mouvement associatif, MJCF, MRJC, RESES, Rêves Jeunes, UEC, UNEF, UNHAJ.

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[OFFRE D’EMPLOI] chargé·e de développement financier et territorial

Le Forum Français de la Jeunesse (FFJ) est né en 2012 et regroupe 18 organisations nationales gérées et animées par des jeunes de 15 à 30 ans. Ces structures sont aussi bien des organisations représentatives étudiantes et lycéennes, des associations, des mutuelles, que des mouvements politiques de jeunesse. De nature et de sensibilités diverses, celles-ci se sont rassemblées pour construire un espace d’expression permettant de voir, en France, la jeunesse prendre la parole afin de faire avancer le débat public. 

 

Au quotidien, le FFJ agit pour :

 

  • Une meilleure reconnaissance de la parole et de la représentation des jeunes dans le débat public ;
  • Défendre les intérêts des jeunes dans le cadre de la construction des politiques publiques qui les concernent ;
  • Construire une parole collective de jeunes engagé·e·s sur les questions d’emploi, de mobilité, d’écologie, d’éducation, de lutte contre les discriminations…

 

Dans le cadre du développement de ses activités et de la mise en œuvre de la stratégie votée par son Conseil d’administration, le FFJ recrute un·e chargé·e de développement. Sous l’autorité de la Déléguée générale et du Comité d’animation et en lien avec son Conseil d’administration, le/la chargé·e de développement aura pour missions :

LE DÉVELOPPEMENT FINANCIER (50%)

  • Recherche de fonds : rédaction de dossiers de subventions publiques et des comptes-rendus financiers afférents, recherche de nouveaux financements pour développer les projets de l’association ;
  • S’assurer de la pérennité financière du FFJ (suivi comptable, trésorerie, budget) et gérer les opérations courantes ;
  • Mettre en œuvre la stratégie de diversification financière du FFJ (public – privé – fonds propres).  

DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL (30%)

  • Développer et mener la stratégie de financement et la création de Forums régionaux de la jeunesse dans 2 régions pilotes  afin d’assurer la prise en compte des organisations de jeunes dans la co-construction des politiques de jeunesse au niveau local ;
  • Entretenir une démarche partenariale auprès des exécutifs régionaux, des services déconcentrés de l’État, des CESER et des autres parties prenantes.

LA GESTION ADMINISTRATIVE (10%)

  • Gestion administrative : lien avec les organismes prestataires ; suivi de la facturation et des cotisations;
  • Appuyer l’organisation de la vie statutaire.

PARTICIPER À LA VIE DE L’ASSO (10%)

  • Participer à des projets du FFJ ; 
  • Participer ponctuellement aux Conseils d’Administration ou autres réunions/événements.

En fonction de l’actualité, de vos envies et de vos compétences, d’autres missions pourront vous être confiées. 

Profil recherché :

– Formation supérieure (minimum BAC + 5)

– Bonne compréhension écrite de l’anglais 

– Vous avez une expérience avérée en matière de recherche de financement.

– 2 à 3 ans d’expérience professionnelle demandée ;

– Vous vous intéressez aux enjeux actuels de jeunesse et appréciez le travail au sein d’une association jeune et dynamique. Une bonne connaissance du secteur associatif et de ses modèles économiques est indispensable ; une connaissance des organisations gérées par des jeunes serait un plus ;

– Grande rigueur, autonomie, bon relationnel, capacité à prendre des initiatives, compétences rédactionnelles, capacité à travailler en équipe et flexibilité sont les qualités indispensables pour réussir sur ce poste ;

–  Capacité à travailler et à accompagner des jeunes bénévoles. 

Précisions

– Nature du contrat : CDI à temps plein (35 h par semaine). Un investissement est à prévoir certains soirs et week-ends, il ouvre droit à des heures de récupération.

– Rémunération selon la convention collective ÉCLAT et selon profil à partir du groupe E indice 325 (2094€ brut par mois).

– Avantages : chèques déjeuner (d’un montant de 8,80 euros) pris en charge à 60%, remboursement à hauteur de 50 % du titre de transport et de la complémentaire santé (mutuelle).

– Poste basé à Paris dans les locaux du FFJ au 15 rue de la Forge Royale, 75011. 

Envoyer CV et lettre de motivation jusqu’au 20 juin 2022 à Anaïs Anselme, Déléguée générale, à info@forumfrancaisjeunesse.fr avec comme objet de mail « Candidature chargé·e de développement”.

OFFRE D’EMPLOI Chargé·e de développement_2022 en PDF

 

[CP] Présidentielle : le grand rendez-vous de tou·te·s les français·e·s sauf des jeunes

CP Réaction 1er tour - Forum Français de la Jeunesse
Présidentielle 2022

Paris, le 11 avril 2022,

Au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle 2022, le constat était attendu mais reste amer : près d’un jeune de 25-34 ans sur deux s’est abstenu. Le Forum français de la jeunesse (FFJ), porte-parole en France des organisations gérées et animées par des jeunes, continue à en appeler à la responsabilité de la classe politique pour mettre en place de véritables solutions. Un premier pas serait de voir enfin les politiques de jeunesse s’inviter dans le débat dont nos propositions pour lutter contre la précarité de tou·te·s les jeunes.

Le pire a été évité, puisque les chiffres sont meilleurs qu’aux élections régionales et départementales de l’année dernière où 87 % des 18-24 ans s’étaient abstenus. L’élection présidentielle continue donc à être protégée d’une abstention trop massive mais le signal envoyé hier reste très inquiétant.

42 % des 18-24 ans ne se seraient pas rendus aux urnes et 46 % des 25-34 ans. À titre de comparaison, en 2017 ils étaient 29 % chez les 18-24 ans et 28 % chez les 25-34 ans. Le phénomène de l’abstention continue donc sa course galopante, tout particulièrement parmi les jeunes générations.

Élection après élection, nous avons martelé sous ce quinquennat le même message : face à l’abstention toujours plus forte des jeunes de 18 à 35 ans, il est de votre responsabilité de mettre en place les propositions fortes portées par les organisations de jeunesse. Au Forum français de la Jeunesse, nous soulignons qu’il ne s’agit pas de stigmatiser les jeunes mais bien de s’interroger plus profondément sur les raisons de ce lien en perdition. Il est indéniable que les aspirations des jeunes citoyen·ne·s sont, à tort, reléguées au second plan. Les jeunes s’intéressent à la politique autant que le reste de la population, c’est ce que montre les résultats de l’enquête Valeurs de 2018 (1) mais notre système leur laisse peu de place, que ce soit dans les institutions (moins de 5% des député·e·s avaient moins de 30 ans en 2017) ou encore dans les partis politiques. Malgré les enjeux de notre époque et les deux années de crise sanitaire particulièrement éprouvante pour les jeunes, leurs sujets de préoccupation ont été quasi absents de la campagne à l’instar du climat et de la précarité.

Aujourd’hui, le FFJ est particulièrement inquiet de la façon dont l’abstention semble s’ancrer chez les générations plus âgé·e·s de jeunes sans actions concrètes pour y faire face. L’heure de la stabilisation dans la vie active permet normalement de devenir des électeur·rice·s plus régulier·e·s. La précarisation du travail des jeunes a pu jouer un rôle mais ce n’est pas le seul signal d’alarme que nous identifions. Une question nous taraude : à quel point ce phénomène va-t-il s’ancrer dans la durée et marquer un désenchantement envers le vote plus persistant ?

Par ailleurs, face à ce taux fort d’abstention, le FFJ s’alarme de la montée de l’extrême droite, tant à l’opposé des valeurs que portent les organisations que nous rassemblons. En effet, nous sommes particulièrement attachées aux droits humains et à la lutte contre les discours de haine et rappelons notre détermination à lutter contre ces idées nauséabondes.

En cinq ans, la dégradation des conditions de vie des jeunes est alarmante et tant que des solutions pour y faire face ne seront pas sur la table il sera impossible d’empêcher la montée de l’abstention.

Nous ne croyons pas aux fractures générationnelles mais bien à un cadre démocratique capable de se renouveler et d’entendre les voix et sujets de préoccupation de celles et ceux qui devront vivre et (re)construire le monde légué par leurs aînés. Nos propositions sont dans l’espace public depuis 2014 :

  • Renforcement de l’éducation à la citoyenneté dans et en dehors de l’école,
  • Reconnaissance et valorisation des organisations de jeunes,
  •  Quota de jeunes sur les listes électorales et dans les partis politiques,
  • Facilitation des inscriptions sur les listes électorales
  • Modernisation des modalités de vote

Autant de pistes que nous continuerons à porter jusqu’à être entendu·e·s

(1) Plus de 60% des 18-29 ans estiment que la politique est importante, soit la même proportion que le reste  de la population.


Le communiqué en format PDF 

Le Forum Français de la Jeunesse créé en 2012, est le porte-parole en France des organisations gérées et animées par des jeunes de moins de 30 ans. Il rassemble des structures très variés : associations, mouvements de jeunesse politiques, syndicats lycéens et étudiants, mutuelles.

CONTACT PRESSE :

Anaïs Anselme
Déléguée générale
06 75 33 94 44
dg@forumfrancaisjeunesse.fr

Marie Caillaud
Co-resposable
06 47 81 68 26
mcaillaud@forumfrancaisjeunesse.fr






[CP Cause Majeur!] Loi « Protection des Enfants » : Un bilan en demi-teinte ; Cause Majeur ! veut aller plus loin !

1 février 2022, 

Le 25 janvier dernier, après sa validation par le Sénat, l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi relatif à la protection des enfants à l’issue d’une commission mixte paritaire. À la veille de sa promulgation, Cause Majeur ! partage son analyse du texte mêlant des points de satisfaction mais aussi des points de vigilances et de fortes inquiétudes s’agissant notamment des jeunes en conflit avec la loi.


La mobilisation de Cause Majeur ! pour remettre les jeunes majeurs au cœur du projet de loi et les avancées concrètes obtenues

Depuis les prémices du projet de loi, Cause Majeur ! s’est activement mobilisé pour que la question des jeunes majeur·e·s sortant·e·s de protection de l’enfance soit une des questions centrales des discussions parlementaires.


Cause Majeur ! se félicite que ce sujet soit devenu un point central de ce projet de loi et que certaines de ses propositions aient retenues l’attention du Gouvernement et des parlementaires :
– L’obligation par les conseils départementaux de proposer une solution au jeune à ses 18 ans ayant été accueilli·e·s par l’aide sociale à l’enfance et n’ayant pas de ressource ou de soutien familial ;
– L’instauration d’un droit au retour pour ses jeunes en cas de difficulté ;
– La priorisation de ce public dans l’accès au logement social ;
– L’organisation d’un entretien un an avant la majorité du·de la jeune au maximum afin de le·la préparer à son passage à la majorité et lui notifier les conditions de son accompagnement ;
– L’organisation d’un entretien 6 mois après la sortie du·de la jeune et la possibilité de le renouveler à la demande du·de la jeune.

Des vigilances, des demandes de précision et des doutes


Cependant, malgré des avancées certaines, Cause Majeur ! s’inquiète quant à l’absence de garantie de moyens d’exécution concrets pour bien accompagner ces jeunes. Sans financement dédié et fléché, la réalité des jeunes majeurs en situation de vulnérabilité restera sensiblement la même. Les 50 millions d’euros annuels annoncés paraissent très insuffisants au regard des 700 millions d’euros budgétés par Cause Majeur ! pour accompagner ces jeunes vers l’autonomie.


Par ailleurs, Cause Majeur ! formule plusieurs points de vigilances.


Tout d’abord, cette loi ne garantit pas un droit à l’accompagnement inconditionnel pour tou·te·s les jeunes de leurs 18 à leurs 21 ans, dans la mesure où l’octroi de cet accompagnement restera soumis en grande partie à l’appréciation du Conseil départemental en ce qui concerne l’évaluation de « l’absence de ressources et de soutien familial suffisants ». Nous plaidons toujours pour l’octroi d’un droit d’accompagnement vers l’âge adulte pour TOUS les jeunes ayant été pris en charge par la protection de l’enfance ou en situation de vulnérabilité à leur majorité sans limite d’âge et  ce jusqu’àleur entrée sécurisée et effective dans la société. Par ailleurs, le collectif déplore qu’aucune garantie de durée d’accompagnement ne soit proposée dans la loi.

De réelles inquiétudes


Cause Majeur ! s’inquiète fortement que cette loi trie les jeunes en fonction de leur parcours et crée des droits différenciés entre des jeunes aux besoins pourtant similaires. En effet, les jeunes majeurs vulnérables non repérés durant leur minorité ainsi que les jeunes issus de la Protection Judiciaire de
la Jeunesse ne peuvent pas bénéficier, y compris lorsque leur situation le nécessite, de l’obligation d’accompagnement proposée aux jeunes anciennement suivis par l’ASE durant leur minorité. Quel message le législateur envoie-t-il à ces jeunes parmi les plus vulnérables et notamment ceux ayant été en conflit avec la loi ? Seraient-ils devenus des sous-citoyens prisonniers d’une délinquance indélébile ? C’est inconcevable pour le collectif. Ces jeunes au parcours chaotique ont au contraire besoin d’aide, de protection, de confiance et de revaloriser une image écornée par leur passage à l’acte afin de pouvoir s’insérer au mieux dans une vie à la fois adulte et citoyenne. Il est primordial de donner les mêmes droits à tous les jeunes en situation de vulnérabilité.


Par ailleurs, Cause Majeur ! reste vigilant quant à l’effectivité concrète de l’aspect cumulatif de la Garantie Jeunes et des APJM pour les jeunes suivis par l’aide sociale à l’enfance durant leur minorité. Là encore, les jeunes de la PJJ sont discriminés par la loi puisqu’ils ne peuvent avoir accès à la  garantie jeune qu’à la condition de ne plus bénéficier d’aucun suivi éducatif.


Cause Majeur ! espère que le décret d’application du texte lève certaines de nos inquiétudes et confirme la volonté affichée du Gouvernement d’accompagner systématiquement ces jeunes.


Prochain rendez-vous : l’élection présidentielle !


Cause Majeur ! se fixe désormais comme cap la prochaine élection présidentielle pour porter ses propositions et mettre les jeunes majeur·e·s en situation de vulnérabilité au cœur du débat. Des propositions vont être transmises aux candidat·e·s dans les prochains jours, notamment pour les
encourager à mettre en œuvre un projet d’accompagnement vers l’âge  adulte, qui s’inscrit dans la continuité du projet personnalisé pour l’enfant. Cet accompagnement co-construit avec le·la jeune doit être individualisé, évolutif et gradué pour lui permettre de sortir de manière sécurisée de la
protection de l’enfance en respectant ses besoins, sa temporalité, son degré d’autonomie et ses potentialités et être mis en œuvre jusqu’à son inclusion pleine et entière dans la société.


Une partie des éléments de ce projet d’accompagnement ont été notamment repris par le secrétaire d’Etat Adrien Taquet au Sénat dans son allocution orale. Il s’agit à présent d’avoir le courage de rendre effectif cette mesure qui permettra enfin un accompagnement digne de ces jeunes au regard
de leurs droits. Cause Majeur ! a projeté et chiffré l’impact de cette mesure qui est soutenable économiquement.


Cause Majeur ! poursuivra donc sa mobilisation pour transformer l’essai et que les jeunes majeur·e·s soient au cœur des priorités du prochain quinquennat.


Contacts presse :
Coordination / SOS Villages d’Enfants : Florine Pruchon – fpruchon@sosve.org / 01 53 20 62 86 – 06 63 04 19 74


Citoyens et Justice : Sophie Diehl – s.diehl@citoyens-justice.fr / 06 03 87 17 06


Apprentis d’Auteuil : Anne Lambert de Cursay – anne.lambert-de-cursay@apprentis-auteuil.org / 07 61 29 58 70

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