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COVID-19 : un rappel des consignes

Arrivée à la troisième semaine de confinement, l’équipe du FFJ est toujours impliquée dans la mobilisation pour lutter contre la propagation du COVID-19. Il est indispensable de continuer à respecter les consignes, les restrictions et les gestes barrières.

Concernant les consignes sanitaires ou “gestes barrières”, afin de préserver votre santé et celle de vos proches il faut : se laver les mains très régulièrement, tousser/éternuer dans son coude, saluer sans contact physique et utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter dans une poubelle. Ainsi les chances d’être contaminé ou de contaminer seront réduites. Si vous avez des symptômes veuillez : rester à votre domicile, éviter les contacts, appeler le médecin et ne pas se rendre à son cabinet. Appeler le 15 uniquement si vous avez des difficultés respiratoires ou des signes d’étouffement.


Les personnes à risque sont : les personnes de 70 ans et plus et les personnes présentant une pathologie (insuffisance cardiaque, respiratoire ou rénale, antécédent d’AVC, chirurgie cardiaque, diabétique insulinodépendant, immunodépendant, cirrhose stade B et +, femme enceinte).

Si vous souhaitez bénéficier de plus de renseignements au sujet des mesures prises par le gouvernement telle que : la gestion des déchets, l’entraide, le logement, les numéros utiles et bien d’autres rubriques, rendez-vous sur le site officiel du gouvernement joint dans notre boîte à outils ci-dessous. 

De plus les aides et appuis exceptionnels aux entreprises sont également accessible aux associations et à leurs salarié·e·s. 

🔧Boîte à outils🔧

Communiqué de presse du Collectif Cause Majeur !

Le Collectif « Cause Majeur ! », dont le FFJ est membre depuis sa création, a été lancé en mars 2019 par des acteurs·actrices de la société civile (associations et personnalités qualifiées) pour soutenir la cause des jeunes majeur·e·s sortant de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) ou de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ).

CRISE SANITAIRE : JEUNES MAJEURˑEˑS, UNE QUESTION PERMANENTE ET NON DE CIRCONSTANCES !

1er avril 2020

Dans le contexte de crise sanitaire et sociale liée à la pandémie de COVID-19 que traverse notre pays, les jeunes majeurˑeˑs – qui sont parmi les publics les vulnérables – sont confrontés à de nombreuses difficultés. Le Collectif « Cause Majeur ! » salue en ce sens l’amendement du gouvernement mettant fin à toute sortie sèche sur l’ensemble du territoire des dispositifs de protection de l’enfance. Interpellant les pouvoirs publics sur les difficultés auxquelles sont confrontées ces jeunes particulièrement aujourd’hui, il plaide pour que cet amendement soit pleinement effectif pendant le confinement et devienne une mesure durable… dès le « jour d’après ! ». 

Une jeunesse particulièrement vulnérable face à la crise

Cause Majeur ! alerte sur les constats suivants que vivent les jeunes majeur·e·s depuis le début du confinement :

  • Des jeunes se retrouvent sans hébergement, à la rue, faute de places d’accueil disponibles (« pas de nouvelle entrée » en Foyer de Jeunes Travailleurs ou Résidences sociales, par exemple) ;
  • Des jeunes se présentant comme mineurs non accompagnés (MNA) ne bénéficient pas d’accueil provisoire d’urgence ou sont remis rapidement à la rue sans solution d’hébergement ;
  • Des jeunes en logement autonome ou hébergés à l’hôtel se retrouvent parfois avec un accès limité aux produits alimentaires et d’hygiène
  • Des jeunes qu’on a orienté vers un retour en famille, notamment faute de contrat jeune majeur, se retrouvent aujourd’hui confinés dans l’environnement familial ; 
  • Des jeunes font face à une perte immédiate de ressources financières (suspension ou rupture du contrat de travail, perte de gratification pour les stagiaires, mis en suspens des périodes d’apprentissage, autorisation de travail suspendue pour les mineurs non accompagnés…), situation qui devrait s’amplifier dans les semaines à venir ;
  • Des jeunes se retrouvent d’autant plus isoléˑeˑs, face à une grande solitude, du fait du confinement, sans lien social ce qui est propice à la réactivation de peurs et potentiellement générateur pour certains de mises en danger (sorties sans autorisation, mauvaise compréhension des informations voire hypersensibilité aux « fake news » etc.) ;
  • Des jeunes se trouvent en difficulté dans la gestion de leur quotidien par manque d’accompagnement éducatif du fait d’équipes réduites au minimum ;
  • Des jeunes en souffrance psychologique se retrouvent en difficulté par rapport aux ordonnances du médecin, plus difficile à renouveler ;
  • Des jeunes sont très stresséˑeˑs par l’après-crise : régularisation des papiers pour les jeunes majeurˑeˑs étant arrivéˑeˑs en tant que mineurs non accompagnés, recherche d’emploi fortement freinée par la crise, inquiétude quant au choix de l’orientation (pas d’interlocuteurs pour accompagner les jeunes dans cette période délicate et importante), incertitudes liées à l’inscription à des formations et à des demandes de bourses d’études pour l’année prochaine, incapacité à se projeter dans l’avenir…
(suite…)

COVID-19 : le Gouvernement lance la plateforme #JeVeuxAider

Pour que chaque personne puisse prendre part à la mobilisation générale de solidarité, le Gouvernement lance la réserve civique covid-19.

Son but ? Permettre à toutes les personnes qui le souhaitent et qui le peuvent de s’engager pour venir en aide aux plus vulnérables. L’épidémie COVID-19 en cours empêche les bénévoles âgé·e·s d’effectuer leurs missions de solidarité habituelles (maraudes, distribution de denrées et de repas…). Cette plateforme vient pallier ce déficit en mobilisant le reste de la population, et en particulier les jeunes.

La plateforme permet aux associations de recenser leurs besoins principaux et à des personnes de se porter volontaire, 4 missions sont au cœur de cette initiative :

  • L’aide alimentaire d’urgence
  • La garde exceptionnelle d’enfants de soignant·e·s ou d’une structure de l’Aide Sociale à l’Enfance
  • Le lien (téléphonique, visio, mail, etc.) avec les personnes fragiles isolées : personnes âgées, malades ou en situation de handicap
  • La solidarité de proximité : courses de produits essentiels pour les voisins (fragiles, isolés, en situation de handicap)

Les missions devront réalisées dans le respect absolu des règles de sécurité sanitaire et les associations veilleront au respect impératif des  distances de sécurité (pour les bénéficiaires et les bénévoles). Si les bénéficiaires ne connaissent pas les règles de sécurité il est indispensable de les sensibiliser. Si vous avez plus de 70 ans ou êtes porteur d’une maladie chronique, engagez-vous uniquement dans les missions à distance

Pensez à appliquer les gestes barrières pour vous protéger au maximum et au moindre doute d’infection, contactez l’association et restez chez vous ! 

Pour trouver une mission rien de plus simple, il faut se rendre sur jeveuxaider.gouv.fr, puisse connecter/s’inscrire.

Lire le communiqué de presse

Résultats de l’enquête sur les jeunes et les municipales

Nous vous dévoilons aujourd’hui les résultats de l’enquête produite par l’Ifop pour l‘Anacej et le FFJ.

Les grandes tendances

33% de participation

Voici la prévision donnée par le sondage. C’est donc une participation en forte baisse en comparaison des résultats de 2014, où 55% des jeunes avaient pris part au vote. A titre de comparaison, sur l’ensemble des Français·e·s, 56% comptent voter.

Les partis politiques traditionnels en retrait des intentions de vote

Ce ne sont donc pas les partis politiques traditionnels, ni la majorité présidentielle, qui se retrouvent en tête des intentions de vote chez les jeunes, mais d’autres listes non rattachées au système partisan. Cela tend à confirmer l’attitude critique vis-à-vis des partis traditionnels.

On peut toutefois noter qu’Europe Écologie les Verts confirme son ancrage auprès des jeunes, que l’on peut associer à l’importance prise par le dérèglement climatique comme sujet de préoccupation pour eux·elles.

Des mesures plébiscitées par les jeunes

L’enquête permet aussi de mettre en lumière des mesures qui pourraient encourager les jeunes à aller voter. L’environnement est encore une fois en avant puisque la gratuité des transports (81%), la limitation de l’utilisation des pesticides (80%) et la restauration collective bio et locale (72%) font parties des 5 mesures les plus citées.

Thèmes de préoccupation

Les jeunes qui comptent se rendre aux urnes les 15 et 22 mars prochains sont en premier lieu préoccupé·e·s par l’emploi (94%), suivi de près par l’éducation (92%), le pouvoir d’achat (91%) et l’environnement (90%) pour lequel l’intérêt est toujours en hausse.

Indifférent·e·s

C’est donc l’état d’esprit le plus communément cité par les jeunes ayant répondu au sondage, complété par la résignation et la révolte. Ces éléments sont à mettre en parallèle du fort taux d’abstention prévu chez les jeunes.

Nos préconisations

Depuis sa création en 2012, le FFJ vise à favoriser la participation des jeunes à la vie publique, dont la mobilisation lors de grandes échéances électorales. Pour les municipales, nous avons publié 2 mois avant le scrutin une série de 30 propositions construites par et pour les jeunes sur les sujets qui les préoccupent : l’engagement, l’environnement, le logement et les mobilités.

Les résultats de cette enquête, pour laquelle nous nous sommes associés à l’Anacej, nous permettent d’affiner nos préconisations. Nous attirons principalement l’attention des candidat·e·s sur 2 sujets : l’environnement et l’abstention.

Placer l’environnement au cœur des municipales

L’enquête de l’IFOP a montré que les jeunes placent la lutte contre le dérèglement climatique et l’emploi au cœur de leurs préoccupations, avec une forte progression de la question environnementale au fil des années.

Cette tendance se retrouve dans la dynamique électorale « jeunes » autour des listes et des partis qui se revendiquent appartenir à l’écologie politique. Cette tendance semble liée à l’émergence en France, et dans le monde, de nombreuses marches et grèves pour le climat. Dans notre avis n°7 « Les jeunes et les municipales », nous soulignions ainsi le rôle clé des municipalités dans la préservation de la biodiversité. Face au réchauffement climatique, les maires sont en effet en première ligne et peuvent agir dans les écoles municipales (végétalisation, alimentation bio, choix des activités pédagogiques), les espaces verts (utilisation des produits phytosanitaires), l’agriculture ou encore la gestion des biens communs. Les propositions de notre avis sont une ressource à la dispositions des candidat·e·s pour répondre aux attentes sur ce sujet de mobilisation crucial.

Combattre enfin le fait abstentionniste chez les jeunes

D’après l’enquête IFOP, seul·e·s 76% des jeunes sondé·e·s déclarent être inscrit·e·s sur les listes électorales et 67% pensent s’abstenir. Le FFJ considère que ces chiffres sont alarmants et que le renforcement de la participation civique et citoyenne des jeunes doit être au cœur de l’action des pouvoirs publics. Afin d’inverser la tendance, nous faisons les préconisations suivantes :

  • Mettre en place des grandes campagnes d’information axées sur les jeunes et notamment les primo votant·e·s pour les inciter à aller s’inscrire sur les listes électorales et aller voter ;
  • Instaurer le vote par correspondance ce qui permettrait aux jeunes en déplacement ou en congés le jour de l’élection d’exprimer malgré tout leur choix ;
  • Délocaliser ponctuellement les bureaux d’inscription sur les listes électorales pour aller à la rencontre des jeunes, au sein de leurs lieux de vie, et notamment des jeunes dits “invisibles” ;
  • Permettre à tous les jeunes de s’inscrire sur les listes électorales jusqu’à 10 jours avant le scrutin.

Alors que l’abstention chez les jeunes perdure dans le paysage politique français depuis plusieurs décennies, le FFJ appelle les pouvoirs publics à prendre la mesure de ce phénomène persistant et à mettre en œuvre des réformes structurelles, telles que décrites plus tôt, pour permettre une participation électorale pleine et entière des jeunes.

N’hésitez pas à consulter l’ensemble des ressources mises à votre disposition dans le cadre de cette enquête.

L’article de l’Anacej qui reprend les grands enseignements du sondage

Municipales 2020 : prenons en compte la jeunesse à l’échelle locale !

Communiqué de presse

Les 15 et 22 mars prochain, les électeurs et les électrices se rendront aux urnes pour voter pour le projet qu’ils·elles veulent voir appliquer dans leur commune. À deux mois du second tour des élections municipales, le Forum Français de la Jeunesse (FFJ), organisation rassemblant des structures gérées et animées par des jeunes de moins de 30 ans, souhaite porter la parole des associations de jeunes rassemblées : les politiques municipales doivent être l’affaire de tous et toutes – et surtout des plus jeunes !

En 2014, plus de 50% des jeunes de 18 à 25 ans n’étaient pas allés voter (soit plus de dix points au-dessus de la moyenne nationale), faute d’inscription, faute d’informations, faute d’intérêt ? Le FFJ ne croit pas aux stéréotypes véhiculées au sujet des jeunes et souhaite encourager les différentes listes à s’adresser directement à la jeunesse avec des mesures qui la concernent.

Le FFJ dévoile aujourd’hui 30 propositionsconstruites par des jeunes, autour de l’environnement, du logement, de l’engagement et des mobilités. Le FFJ propose par exemple :

  • De promouvoir les enseignements environnementaux dès l’école primaire, en impliquant les élèves dans des démarches de pédagogie active et d’éducation populaire ;
  • D’encadrer le montant des loyers des petites surfaces privées en fonction du loyer moyen calculé par bassin de population ;
  • De favoriser l’émergence de budgets participatifs dans les communes, en allouant un pourcentage dédié aux projets menés par des jeunes ;
  • D’améliorer l’accessibilité financière et géographique des transports en commun et de toutes les mobilités douces.

→ Ces propositions sont à retrouver en intégralité dans notre Avis numéro 7 “Les jeunes & les municipales” 

(suite…)

[CP] Réformes des APL et de l’assurance-chômage : les jeunes aux parcours fragmentés sont les plus malmenés

Le projet de loi de finances 2020 néglige un public parmi les plus exposés à la crise sociale : les jeunes, en particulier ceux dont le parcours n’est pas linéaire. La réforme des aides au logement ainsi que celle de l’assurance-chômage vont impacter directement leurs ressources déjà précaires et donc les fragiliser.

Plusieurs des réformes que le gouvernement s’apprête à mettre en œuvre vont immanquablement fragiliser la situation des plus précaires, en début de parcours professionnel et aux ressources non pérennes : les jeunes.

Si l’APL sera légèrement revalorisée, le gouvernement espère récupérer 1,3 milliard d’euros grâce à une nouvelle méthode de calcul. Cette réforme, qui prévoit la contemporanéité des aides au logement applicable à compter de janvier 2020, ne sera pas sans conséquence sur les ressources de certains jeunes et donc sur leur accès au logement, brique de base de leur insertion. Les moins de 25 ans dont le parcours n’est pas linéaire, qui restent par ailleurs non éligibles aux minima sociaux, seront directement impactés, d’autant que les contours du futur revenu universel d’activité (RUA) restent pour l’instant incertains. Alors que celui-ci fait l’objet d‘une consultation citoyenne depuis le 3 octobre, Nous, associations qui travaillons pour l’accès au logement des jeunes, associations de jeunesse et syndicats, considérons en l’occurrence qu’un changement de périmètre incluant les jeunes de 18 à 24 ans représenterait une vraie avancée qui favoriserait leur socialisation et leur insertion socio-économique.

(suite…)