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Ce que les organisations de jeunes veulent sous le sapin 3

Pour préparer les fêtes de Noël, nous avions demandé à nos membres leur cadeau rêvé pour les jeunes sous le sapin. Au mois de décembre, nous avons pu découvrir ensemble leurs souhaits pour cette année ! Voici le récapitulatif de la dernière partie du calendrier de l’avent : 

Le MAG Jeunes LGBT nous exprime son souhait de pouvoir vivre dans un monde bien plus inclusif pour les jeunes LGBT+, afin que toutes et tous puissent s’affirmer et se sentir en sécurité partout. 

Les Jeunes européens, eux, souhaitent que tous les jeunes aient accès à une Europe qui défend ses valeurs fondamentales et qui prend en compte la parole de toutes et tous partout dans l’Union européenne. 


Pour 2022, la FMDL souhaite que les lycéen·ne·s puissent avoir accès à des Maisons Des Lycéen·ne·s dans chaque lycée, afin que chacun·e puisse s’émanciper et participer au sein de son établissement scolaire dans les meilleures conditions possibles. 

Pour les fêtes, le MJCF voudrait que la sélection à l’entrée des diplômes post-bac n’existe plus, car l’éducation est un droit pour chacun et chacune ! 

En cette fin d’année, l’UNEF demande les mêmes droits pour les étudiant·e·s et propose une allocation d’autonomie pour les accompagner et sortir de la précarité.

Pour un meilleur accompagnement des jeunes, l’UDI Jeunes souhaite qu’un abonnement pour un quotidien d’actualité ou à la presse écrite soit offert à tous les jeunes pour leur 16 ans. 

Pour la nouvelle année, Jets d’encre veut que tous les jeunes se saisissent de leur liberté d’expression partout où ils le peuvent, en créant davantage de médias jeunes ! 

Sous le sapin, Allons Enfants souhaite découvrir le droit de voter à partir de 16 ans et un renforcement de l’éducation à la vie citoyenne pour que chacun·e soit acteur·ice de la vie démocratique ! 


Et pour finir, il était temps de découvrir le cadeau souhaité par le FFJ. Pour 2022, nous souhaitons que la parole des jeunes soient davantage prise en compte dans la démocratie et nous vous montrons comment faire avec ses 20 propositions pour l’élection présidentielle : https://bit.ly/3H0ou59

Ce que les organisations de jeunes veulent sous le sapin 2

Pour préparer les fêtes de Noël, nous avons demandé à nos membres leur cadeau rêvé pour les jeunes sous le sapin. Tout au long du mois de décembre, nous découvrirons ensemble leurs souhaits pour la nouvelle année ! 

Sur la deuxième semaine du calendrier, nous avons demandé à 5 membres leur souhait pour les fêtes de fin d’année : 

Tout d’abord, les Jeunes Radicaux demandent à ce que chaque jeune puisse exercer pleinement sa citoyenneté européenne, notamment à travers l’année européenne de la Jeunesse et la Présidence française de l’Union européenne ! 

Le MRJC prend la suite et souhaite faciliter la mobilité des jeunes dans toute la France notamment en augmentant le nombre de trains vers les territoires ruraux et en améliorant l’accessibilité financière de ceux-ci. 

Pour les lycéen·ne·s, l’UNL demande davantage d’alternatives végétariennes, bio et en circuit court dans les cantines des lycées pour avancer vers une transition écologique à l’échelle locale. 

Puis, les Jeunes socialistes souhaitent garantir aux jeunes un véritable accès à l’enseignement supérieur en mettant en place un nouveau dispositif qui prendrait en compte le projet de chaque jeune de façon individualisée ! 

Enfin, La JOC de son côté souhaite à tous les jeunes des quartiers populaires et du milieu ouvrier n’ait plus la vie détruite par les discriminations qu’ils subissent quotidiennement, pour que chacun·e puisse vivre dans un monde plus juste et solidaire.

Nous vous donnons rendez-vous la semaine prochaine pour un nouveau récapitulatif, mais si vous souhaitez prendre de l’avance rendez-vous sur nos réseaux sociaux !

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(CP) D’une génération sacrifiée à la jeunesse émancipée — Les propositions du FFJ pour 2022

À 4 mois de l’élection présidentielle, le Forum français de la jeunesse (FFJ) dévoile 20 propositions à l’attention des candidates et candidats pour que la parole des jeunes soit enfin prise en compte dans les programmes. Le FFJ rassemble depuis 2012 les principales organisations animées et gérées par des jeunes en France afin de donner une place aux jeunes dans la coconstruction des politiques publiques, en tant que citoyen·ne·s pleinement associé·e·s ! 

De 16 à 35 ans, ces jeunes lycéen·ne·s, étudiant·e·s, actif·ve·s, venant de milieux urbains comme de la ruralité et rassemblé·e·s au sein des organisations membres du Forum, présentent leur idée autour de 4 thèmes : l’éducation, l’environnement, la place des jeunes dans la démocratie et la précarité. Ces thèmes sont également ceux plébiscités par l’ensemble des Français comme le montre un sondage IFOP pour Sud radio (août 2021). 

Plus que jamais, cette échéance électorale est capitale pour l’avenir de la France, et cet avenir, c’est aussi sa jeunesse ! Au-delà des idées reçues sur les jeunes, le FFJ démontre la vigueur de la mobilisation des jeunes, peu importe la forme de leur engagement. 

Parmi les 20 propositions, 5 priorités sont identifiées comme urgentes et rappellent qu’au-delà  d’être une génération sacrifiée, les jeunesses aspirent à la confiance et à la reconnaissance de leur place dans la société :

  • Mettre fin à l’exception française en Europe et faire entrer les jeunes de moins de 25 ans dans le droit commun en leur accordant l’accès aux minimas sociaux. 
  • Donner une vraie place aux jeunes au sein de nos institutions en imposant des quotas de jeunes de moins de 30 ans à l’Assemblée nationale et au Sénat à hauteur de notre part dans la société française, soit 14 %. 
  • Faire des sujets environnementaux un pilier du débat démocratique, car les citoyens et citoyennes doivent être associés aux décisions qui engagent notre futur (5G, nucléaire, etc…).
  • Accompagner l’ensemble des jeunes vers l’autonomie dont l’accès aux études en proposant enfin une véritable réforme du système de bourses (revalorisation et défamiliarisation). 
  • Ouvrir la porte à une citoyenneté renforcée en expérimentant le droit de vote à 16 ans dès les élections européennes de 2024.

Il est temps d’accorder de nouveaux droits aux jeunes et d’adapter nos institutions. Les candidates et candidats seront-ils prêts à donner une place aux jeunes ?

Pour parcourir l’ensemble des propositions du FFJ, découvrez notre avis n°9 : D’une génération sacrifiée à la jeunesse émancipée

Contact presse

Anaïs Anselme, déléguée générale du FFJ : info@forumfrancaisjeunesse.fr / 06 75 33 94 44

Marie Caillaud, coresponsable en charge du plaidoyer : mcaillaud@forumfrancaisjeunesse.fr / 06 47 81 68 26

➡ Le communiqué de presse en PDF ⬅

TRIBUNE : “De la génération sacrifiée à la jeunesse émancipée” : l’appel du Forum français de la jeunesse pour 2022

TRIBUNE – Des représentants des moins de 30 ans, réunis sous l’égide du Forum français de la jeunesse, lance un appel à quatre mois de l’élection présidentielle.

À moins de 150 jours de l’élection présidentielle, les jeunes et leurs organisations rassemblé(e)s au sein du Forum français de la jeunesse dévoilent 20 propositions. Nous rappelons, s’il le fallait, qu’au-delà d’être une génération sacrifiée, nous sommes des jeunesses qui aspirent à la confiance et à la reconnaissance de notre place dans la société. Là où certains dressent le portrait d’une jeunesse désintéressée et fracturée, nos organisations membres – composées de jeunes venant de tout horizon et mobilisés de manières différentes – dépassent les clivages pour rappeler qu’avant tout, nous sommes une génération engagée. Il était plus nécessaire que jamais de réaffirmer l’impératif démocratique que constitue la reconnaissance du rôle de la jeunesse dans notre société.

10 ans après la création du FFJ, ses objectifs historiques n’ont jamais été autant d’actualité. Si les jeunesses ne sont pas considérées dans nos institutions, comment s’offusquer lorsque nous connaissons des taux record d’abstention? Comment ramener les 87% de jeunes absents aux derniers scrutins s’ils ne se sentent pas intégrés ou qu’on décide de parler pour eux? Nous ne pouvons toujours pas nous satisfaire du continu manque de dialogue entre jeunes et pouvoirs publics, alors que 40% des 18-30 ans consacrent leur temps au sein d’une association ou d’une autre organisation*.

Élections après élections, nous avons fait le choix de nous rassembler pour proposer ensemble des solutions aux défis de notre temps, dresser des perspectives et construire collectivement une vision d’avenir heureuse. Cette année encore, nous sommes au rendez-vous. Nos organisations membres ont choisi de porter 20 propositions sur quatre thèmes qui comptent aux yeux des jeunes : l’éducation, l’environnement, la précarité et la place des jeunes dans la démocratie.

De ces quatre thèmes voici quelques propositions fortes :

  • Mettre fin à l’exception française en Europe et faire entrer les jeunes de moins de 25 ans dans le droit commun en leur accordant l’accès aux minimas sociaux.
  • Donner une vraie place aux jeunes au sein de nos institutions en imposant des quotas de jeunes de moins de 30 ans à l’Assemblée nationale et au Sénat à hauteur de notre part dans la société française, soit 14%.
  • Faire des sujets environnementaux un pilier du débat démocratique, car les citoyens et citoyennes doivent être associés aux décisions qui engagent notre futur (5G, nucléaire, etc…).
  • Accompagner l’ensemble des jeunes vers l’autonomie dont l’accès aux études en proposant enfin une véritable réforme du système de bourses (revalorisation et défamiliarisation).
  • Ouvrir la porte à une citoyenneté renforcée en expérimentant le droit de vote à 16 ans dès les élections européennes de 2024.

À vous, candidates et candidats, nous vous proposons une série de mesures pour faire advenir la société de demain. Il faut permettre la participation pleine et entière de toutes et tous pour construire le renouveau démocratique et renouer avec des idéaux égalitaires. Ce projet de société inclusive ne pourra voir le jour qu’en offrant des conditions de vie décentes aux jeunes et en s’assurant que toutes et tous débutent à égalité dans la vie.

Il est temps d’accorder de nouveaux droits aux jeunes et d’adapter nos institutions. Etes-vous prêts à nous donner notre place?”

* Baromètre DJEPVA sur la jeunesse 2020

Liste des signataires, tous coresponsables du Forum français de la jeunesse

  • Marie Caillaud
  • Colin Champion
  • Rima Chihi
  • Charles Viger
  • Julien Vermignon
  • William Petipas

Nos propostions

Ce que les organisations de jeunes veulent sous le sapin 1

 

Pour préparer les fêtes de Noël, nous avons demandé à nos membres leur cadeau rêvé pour les jeunes sous le sapin. Tout au long du mois de décembre, nous découvrirons ensemble leurs souhaits pour la nouvelle année ! 

Si vous avez raté les premiers jours de décembre, nous avons préparé un récapitulatif de la semaine dernière : 

Nous avons débuté notre calendrier avec l’association Coexister. Elle demandait que tou·te·s les jeunes aient accès à un parcours éducatif de déconstruction des préjugés et de lutte contre tous les discours de haine.


À  la suite, Rêves Jeunes, une organisation qui nous a rejoint lors de notre dernière Assemblée générale nous a donné son souhait pour les jeunes pour l’année à venir ! Elle demande un plan d’urgence de prévention santé avec des actions facilitant les échanges et la prise en compte des problématiques de santé pour que les jeunes puissent être acteur·rice·s de leur santé.



Pour la troisième journée, les Jeunes écologistes souhaitent aux jeunes de vivre dans un monde plus respectueux de l’environnement, qui proposerait une alimentation plus saine et ainsi préserver le climat de notre planète ! 



Chaque semaine, nous proposerons un article récapitulatif comme celui-ci pour que vous ne ratiez rien au sujet de nos membres.

 

Joyeuses fêtes ! 

Lettre au Président de la République : Mr le Président de la République, pour les jeunes allez au bout de votre engagement

Le 12 juillet dernier, devant des millions de Français, vous vous engagiez avec force  à mettre en place un revenu d’engagement pour les jeunes ni en emploi, ni en formation. Il s’inscrivait alors dans le prolongement des travaux lancés en janvier 2021 par la ministre Elisabeth Borne sur la garantie jeunes universelle à la suite de la remise du rapport du Conseil d’orientation des politiques de jeunesse : « La Garantie jeunes, un droit pour demain ». Il se voulait aussi un atout supplémentaire dans la politique suivie avec « un jeune une solution » 

10 mois après l’ouverture de ces travaux, nous sommes inquiets. Pourtant dès le début, nos organisations ont soutenu l’idée d’  une réponse pour tous les jeunes sans soutien familial qui connaissent des situations de pauvreté. 

La crise sanitaire et sociale a mis une nouvelle fois en lumière un impensé de notre système de solidarité intergénérationnelle et un angle mort de nos politiques publiques : la situation des jeunes de moins de 25 ans en précarité. Les files d’attente devant les lieux de distributions alimentaires comme les aides d’urgences déployées par les associations ont montré combien la situation était désastreuse. Ce refus d’intégrer ces jeunes dans les mécanismes de protection de droit commun est souvent « justifiée » au nom du fait que la solidarité familiale est censée leur assurer une protection suffisante. Or, dans un contexte où la pauvreté monétaire frappe particulièrement les jeunes, cette vision est irréaliste et hypocrite soit parce que ces jeunes sont en rupture avec leur famille soit parce que celles ci ne peuvent les aider.

Alors que les annonces devaient être faites à la rentrée, nous assistons depuis plusieurs semaines à une série de tergiversations, laissant craindre des renoncements et parfois de propos stigmatisant  à propos de ces jeunes. Même si la situation économique est meilleure qu’attendue, nous sommes revenus à la situation d’avant la crise. Un jeune sur 5 vit toujours en dessous du seuil de pauvreté et nombre d’entre eux rencontrent d’importantes difficultés pour obtenir un emploi stable. Non, aucun jeune ne se satisfait de vivre avec une allocation. Avec 500 euros, on ne vit pas, on survit ! 

La France est l’un des seuls pays européens à n’avoir aucune réponse durable pour les jeunes ni en emploi, ni en formation ou pour les travailleurs pauvres de 18/25 ans (soit près d’1,5 millions de personnes). Plutôt que de continuer à empiler les dispositifs, il est temps de mettre en place un droit ouvert à tous les jeunes en situation de pauvreté qui s’inscrivent dans un parcours d’insertion sociale et professionnelle en leur garantissant, une allocation d’un montant équivalent au RSA et un accompagnement adapté qui soit en mesure de leur donner les chances de réussir leur entrée dans la vie active. Un droit sans contrainte de durée leur facilitant l’accès au logement et à la complémentaire santé solidaire. Ouvrir des droits aux jeunes en situation de pauvreté, c’est en effet la meilleure façon d’en faire des adultes autonomes et capables de subvenir à leurs besoins.

Nous n’avons plus le temps de tergiverser. Il est temps, Monsieur le président de la République, d’aller au bout de vos engagements. 

Lettre parue dans Les Echos 

Signataires : 

Laurent Berger (CFDT

Pascal Brice (Fédération des acteurs de la solidarité

Chloé Corvée (Jeunesse Ouvrière Chrétienne

Véronique Devis (Secours catholique

Christophe Devys (collectif Alerte

Patrick Doutreligne (Uniopss)

Antoine Dulin (Conseil d’orientation des politiques de jeunesse

Marie Aleth Grard (ATD Quart Monde

Mélanie Luce (UNEF

Paul Mayaux (FAGE)

Pascale Ribes (APF France Handicap

Christophe Robert (Fondation Abbé Pierre)

Yann Renault (CNAJEP

Antoine Sueur (Emmaüs France)

Nicolas Truelle (Apprentis d’Auteuil

Rima Chihi (Forum Français de la Jeunesse

Jean-Paul Vaillant (UNAFO)

Michel Pelenc (Soliha)

Jean-Michel David (UNCLLAJ

Claude Garcera (UNHAJ)

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