Le Forum Français de la Jeunesse est proche de nombreux acteurs de la jeunesse et de l’éducation populaire. Nous proposons ici nos actualités ainsi que celles de nos membres et de nos partenaires.

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Début de mandat CESE : Agathe Hamel

A l’occasion de la nomination d’Agathe Hamel en tant que nouvelle représentante du FFJ au sein du groupe OEMJ du CESE, nous avons échangé avec elle afin d’en savoir un peu plus sur son parcours et ses aspirations.

Peux-tu nous parler de ton parcours d’engagement ?

Quand je pense à mon “parcours d’engagement”, je pense surtout aux personnes qui m’ont fait évoluer, changer de direction, comprendre des choses sur mon environnement et moi-même. Ma famille m’a pas mal amenée dans d’autres espaces, d’autres pays, et je crois que mon premier engagement s’est situé à cet endroit : un pacte avec moi-même, de toujours me rappeler que ce qui est mien ne l’est pas pour d’autres, et que ma réalité est précieuse, mais qu’elle n’en est pas pour autant le centre du monde. Je suis partie tôt, seule, voir comment ça se passait ailleurs, parce que je sentais qu’il y avait des opacités dans le modèle qu’on me proposait, et qu’on posait parfois comme une vérité absolue.

Adolescente, j’avais le sentiment qu’on tentait de me simplifier des choses qui auraient dû rester complexes pour rester justes, tout simplement parce que les adultes avaient peur de cette complexité. Un monde sans complexité, sans diversité, me mettait mal à l’aise, déjà vis à vis de mes propres identités, et face à celles des autres. A partir de là, j’ai fui les engagements qui me semblaient promouvoir des absolus, et j’ai cherché les endroits d’intersections. J’ai eu la chance de croiser des personnes dans une démarche similaire, au lycée, à l’université, à l’étranger, dans mes engagements militants ou dans la rue, aussi.

J’ai traversé des étapes importantes de ma vie de jeune adulte au sein d’une association en particulier, qui s’appelle Coexister, et qui promeut l’engagement des jeunes dans leur diversité et leur capacité à agir ensemble pour la société. C’est une des premières associations qui m’a fait confiance, dès mes 22 ans, pour intervenir en milieu scolaire, répondre à des médias, organiser des repas interconvictionnels, des débats, interpeller des élu.e.s, devenir une actrice expérimentée du lien social ! J’y ai également découvert la communication non violente, qui m’accompagne désormais dans tous mes engagements, et qui me sera précieuse dans une institution telle que le CESE.

Un autre marqueur important dans mon parcours est certainement mon engagement féministe, qui me demande beaucoup de travail personnel. On ne s’en rend pas forcément compte, mais au-delà des études ou des “postes” militants qu’on peut occuper, les plus difficiles et courageux sont à mes yeux ceux qui, pour exiger plus d’égalité, continuent de nous mettre dans des espaces de vulnérabilité. J’admire beaucoup de militant.e.s sur ce dernier aspect. Pour ma part, je tente de le faire au quotidien, dans tous les endroits où j’observe de la violence et des discriminations, notamment auprès des plus jeunes.

Quelles sont tes aspirations, tes ambitions pour ce mandat à venir ?

Même si elle m’est très chère, je pense qu’on ne pourra pas répondre à la question du renouveau démocratique si on ne répond pas à celle de la précarité et de la santé mentale des jeunes. Nos organisations alertent depuis des mois sur ces deux enjeux primordiaux des suites de la crise sanitaire. Avec les autres membres du groupe OEMJ (Organisations Étudiantes et Mouvement de Jeunesse), j’espère que nous réussirons à décrocher des avancées réelles pour soutenir les jeunes et les étudiant.e.s sur du court-terme, mais aussi sur du long-terme.

Les enjeux environnementaux n’ont pas été réglés par la Convention Citoyenne pour le Climat : il faut maintenant voir comment le CESE peut appuyer leur mise en œuvre et continuer d’être proactif sur cette question. Il me semble que dans un mandat de 5 ans, la question environnementale doit être présente à chaque endroit et sur chaque avis porté par l’institution.

D’un point de vue plus personnel, j’ai le sentiment que le CESE est un lieu adapté pour poser un espace de dialogue autour des questions d’égalité, de genre et du fonctionnement patriarcal de notre société. Il existe une réelle demande sociale autour de ces enjeux, qui sont parfois pris dans des jeux politiques et médiatiques qui ne nous permettent pas de débattre sereinement. Je suis convaincue qu’il y a des personnes compétentes dans cette institution pour porter ces enjeux de société, il y a les moyens d’aller s’informer sur le terrain pour prendre des décisions éclairées : alors allons-y ! Même si ça fait peur et que ça demandera à chacune de nos organisations de réfléchir à leur propre fonctionnement, il me semble que c’est le bon moment et le bon endroit pour un débat institutionnel sans dogmatisme.

Dans le contexte actuel, que penses-tu de la représentation des jeunes dans le débat public ?

Le renouvellement de la place des jeunes au CESE n’a pas été sans encombres (tout comme celle des femmes…). Cela montre bien à quel point les acquis sont fragiles. Avec les autres membres du groupe, nous avons bien conscience de cela, et on sait qu’il va falloir que l’on travaille deux fois plus pour prouver qu’on y a notre place. Un autre enjeu est de montrer que la jeunesse a des choses à dire sur bien des sujets, et que notre parole ne doit pas être reléguée aux seuls enjeux de l’éducation, mais que nous sommes également concerné.e.s par les questions environnementales, autour de l’avenir du travail, de l’accès aux droits, etc.

Je milite également pour faire abaisser la majorité électorale à 16 ans. C’est l’âge où l’on devient responsable pénalement, où l’on acquiert un certain nombre de droits civiques. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas se prononcer sur celles et ceux qui font les lois. Faire participer les jeunes au choix de nos représentant.e.s me semble être un moteur crucial de leur engagement dans la construction démocratique de leur quartier, de leur ville, leur pays, et au sein de l’Union Européenne. Cette reconnaissance de leur capacité à participer au débat public est un enjeu crucial.

Pour finir, je suis persuadée qu’il faut faire de la place des jeunes un enjeu primordial de la présidentielle à venir. Sans oublier, bien sûr, que la jeunesse a souvent été un bel étendard politique sans modification radicale de leur situation sur les territoires… Il faudra trouver des moyens pour que les candidat.e.s s’engagent sur un certain nombre de sujets qui sont aujourd’hui cruciaux : l’écologie, la lutte contre la précarité, la santé, l’avenir du travail, l’accès indifférencié aux dispositifs de droits communs et à l’égalité de traitement, etc.

L’un des premiers enjeux de ma mandature sera d’arriver à construire un espace commun avec les trois autres membres du groupe OEMJ, ainsi que d’autres conseiller.e.s, car comme partout, c’est grâce au collectif et à l’amitié que l’on a le plus de chance de faire évoluer les choses !

Fin de mandat au CESE : témoignage d’Emelyn Weber

Ce 31 mars, le mandat au Conseil économique, social et environnemental (CESE) d’Emelyn Weber a pris fin. Au cours de sa mandature, Emelyn a occupé le rôle de présidente de la Délégation aux droits des femmes et de présidente du Groupe des organisations étudiantes et mouvements de jeunesse. Lors de son entrée au CESE, Emelyn Weber est devenue la plus jeune conseillère du CESE, son parcours réussi au CESE montre à quel point il est important de confier des responsabilités aux jeunes concerné·e·s dans les institutions. 

Elle a en outre rapporté 2 avis :

→ Cet avis regroupe 20 préconisations réparties en 4 axes, proposant un nouveau système d’accueil pour la France, avec notamment la création de Centres d’accueil initial (CAI), qui concentreraient l’ensemble des fonctions nécessaires à la prise en charge des réfugié·e·s.

→ Cet avis comporte 4 préconisations fortes, comme celle d’imposer l’égalité entre les femmes et les hommes.

Le FFJ a souhaité lui donner la parole sur les cinq années qu’elle a passées au CESE. Voici son témoignage :

“Le CESE est la troisième assemblée de la République. Son rôle est de conseiller les pouvoirs publics (gouvernement, parlement, collectivités…) sur les politiques à mener à l’avenir. Il est composé de représentant·e·s de la société civile. Il s’agit des organisations patronales (Medef, CPME, FNSEA, Confédération paysanne, U2P, coopératives…), salariées (CFDT, CGT, CGT-FO, CTFC, CFE-CGC, UNSA, Solidaires), d’associations (fondations, mouvement associatif, associations de protection de l’environnement, familles, mutualités, ONG, associations de jeunes). Ces dernières années, beaucoup de discussions ont porté sur une grande réforme qui va impacter le Conseil. Les deux grands axes de la réforme portent sur le rôle plus important du CESE pour les avis sur les projets de loi et les impulsions données par la participation citoyenne.

Être conseillère au CESE, c’est pour moi défendre un ou des intérêts dans des propositions qui ont du poids quand elles sont partagées par un grand nombre d’acteur·rice·s. Par exemple, en tant que représentante du FFJ, j’ai eu à porter la voix et les besoins des jeunes pour qu’un maximum d’avis du CESE prennent en compte la situation des jeunes et tentent de répondre à leurs problématiques. Du coup, c’est à la fois un travail de terrain (Que vivent les jeunes en ce moment ? Que font les pouvoirs publics pour y remédier ? Et nos associations ?) mais aussi d’analyse et de propositions.

Pendant 5 ans, le FFJ a été représenté au sein du groupe OEMJ par deux conseiller·ère·s. Il a fait partie des organisations les plus impliquées dans la vie du CESE : participation aux évènements, actions pour solliciter des entretiens ou des auditions devant les membres du CESE, travail de fond sur les constats et les propositions du CESE, sans oublier un travail actif et acharné pour pousser le CESE à s’ouvrir davantage dans le cadre de sa réforme.

J’ai eu énormément de chance de vivre ce mandat au service des jeunes. Ma plus grande fierté restera un avis que j’ai co-rapporté sur l’accueil des demandeur.euse·s d’asile dans l’Union européenne. Cet avis, c’était l’occasion de transmettre aux conseiller·ère·s avec qui je travaillais toute l’humanité des parcours des migrant·e·s, leurs joies mais aussi toute la dureté de leur traversée et de leur vie à l’arrivée en France. Par des entretiens, des auditions, des déplacements de terrain, j’ai vraiment senti un “changement de mentalité” sur le collectif qui travaillait sur ce dossier. Ça m’a donné beaucoup d’espoir. Ça m’a permis d’acter que quand on est conscient de ce que vivent les personnes, on peut les comprendre et donc s’ouvrir à elles. Je crois que j’y ai transmis les valeurs humaines et de solidarité que j’ai reçues de mon organisation d’origine, à savoir la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC). Il y a aussi eu l’incroyable travail d’équipes avec les autres copains des organisations de jeunes. Par le biais de nos avis, dans lesquels on militait pour donner toute leur place aux jeunes, mais également par des dynamiques plus larges. Par exemple, nous avons mené un travail important pour valoriser l’apport des organisations de jeunes au sein de l’institution, et de la société toute entière. C’était par exemple un événement autour de la place des jeunes dans les organisations, ou encore l’édition de notre bilan après quasiment 10 ans d’existence du groupe.

Comment faire avancer la participation des jeunes aux politiques publiques ? 

C’est bien sûr un travail de veille. C’est-à-dire toujours se demander si les jeunes sont concerné·e·s par la problématique, se questionner sur ce qu’ils·elles vivent, sur leurs difficultés, et sur les solutions à y apporter. Mais c’est avant tout ne jamais faire sans eux. Systématiquement, il faut rappeler que les jeunes ne peuvent pas être en dehors de la prise des décisions qui les concernent (comme toutes et tous, d’ailleurs). C’est la démocratie ! Or, notre place est sans cesse à défendre. Même quand on croit que c’est “gagné”, il faut se méfier. C’est finalement comme les droits des femmes, sans vigilance accrue et constante, ça peut vite partir en fumée. On l’a vu de façon très directe avec la place des organisations de jeunes dans le cadre de la réforme du CESE…

Ces 5 années ont été passionnantes, mais le risque d’un tel mandat, c’est de perdre le terrain, la notion de réalité. C’est pour ça que je ne me serais pas vue continuer l’aventure (même si ça n’a jamais été d’actualité). Par contre, cette période m’a donné envie de découvrir des tonnes de nouveaux engagements : professionnel, féministe, mutualiste, pourquoi pas syndical ! Bref, cela a conforté mon souhait d’une vie au service des autres, d’une vie engagée. J’ai réussi il y a peu un concours qui va m’amener à encadrer des équipes au sein des administrations de l’Etat. Je ne sais pas encore quel poste j’exercerai, mais je compte bien mettre ce que j’ai reçu durant ce mandat au service des jeunes et des personnes qui travailleront à mes côtés…”

Le FFJ remercie Emelyn pour son engagement avec et pour les jeunes. Merci d’avoir entendu et porté la voix du FFJ et de la JOC. Au plaisir de te recroiser dans des projets futurs, autant en tant que militante que professionnelle !

Fin de mandats au CESE : témoignage de Bertrand Coly

Le 31 mars, le mandat au Conseil économique, social et environnemental (CESE) de Bertrand Coly a pris fin. Au cours de sa mandature, Bertrand a été membre de la Section de l’aménagement durable des territoires, de la Section de l’agriculture, de la pêche et de l’alimentation, de la Commission temporaire “Déserts médicaux”, mais aussi vice-président de la Délégation à la prospective et à l’évaluation des politiques publiques. Enfin, il a été élu vice-président du CESE en octobre 2020. C’est en cette qualité qu’il a porté une déclaration du bureau du CESE, “Jeunes, le devoir d’avenir”, demandant l’ouverture des minimas sociaux aux moins de 25 ans, pour faire face à la crise.

Il a également rapporté 2 avis : 

→ Cet avis comporte 19 préconisations, telles que l’élaboration d’un cahier des charges national pour concevoir des formations à destination des agriculteur·rice·s.

→ Cet avis regroupe 16 préconisations, réparties en 4 axes, afin de favoriser le renforcement de la place des jeunes dans les territoires ruraux.

Le FFJ a souhaité lui donner la parole sur les cinq années qu’il a passées au CESE. Voici son témoignage :

Bertrand Coly (FFJ/MRJC) 

“Après 5 années à représenter le FFJ et le MRJC au CESE, mon mandat s’arrête ce 31 mars 2021. Le Conseil Économique Social et Environnemental, je me le décrivais en y arrivant comme une sorte de Sénat “plan-plan” pour responsables associatifs nationaux en fin de carrière. Connaissant son rôle de troisième assemblée consultative de notre démocratie regroupant les principaux corps intermédiaires, il me paraissait primordial d’y faire entrer les organisations de jeunes pour faire entendre la voix de celles et ceux trop rarement écouté·e·s. Je me donnais ce rôle avec les autres membres du groupe des Organisations Étudiantes et Mouvement de Jeunesse (OEMJ) et de faire de ce conseil un espace plus en prise avec la société, approprié par les jeunes, leurs organisations et tou·te·s les citoyen·ne·s, capables d’être le porte-voix de leurs propositions, leurs colères et leurs espoirs.

Durant ces 5 années, j’ai alterné mes semaines entre deux journées au CESE en moyenne et des activités professionnelles et militantes dans mon territoire (la Brenne, dans le Sud de l’Indre). Des activités qui se sont largement répandues : défense de services publics de proximité, place des jeunes dans les territoires ruraux, et transition écologique notamment. Présent au sein des sections de l’agriculture et de l’aménagement du territoire, j’ai découvert de très nombreux acteurs et sujets, souvent passionnants. Vice-président du CESE pour les six derniers mois du mandat, j’ai élargi le champ des sujets traités parfois plus éloignés de mes compétences premières.

Ce dont je suis le plus fier ? J’ai le sentiment d’avoir réussi, même imparfaitement, à réaliser ce que je m’étais donné comme objectifs et les attentes du FFJ et du MRJC pour ce mandat. J’ai été rapporteur de 2 avis (à retrouver en introduction de cet article) que j’ai fait vivre, et qui ont trouvé des traductions en termes de politiques publiques. J’ai participé à l’animation d’échanges avec les représentant·e·s des organisations de jeunes dans les CESER, tenté de faire avancer la place des jeunes au sein des corps intermédiaires, alerté sur la situation de la jeunesse, maintenu un lien continu tant avec le FFJ que le MRJC, participé à renforcer les liens entres les organisations du groupe, donné à voir de nouvelles méthodes de travail au CESE, fait venir de nombreux·ses jeunes au CESE pour qu’ils prennent la parole, et poussé pour une réforme du CESE qui donne plus de place à la participation citoyenne afin de le rendre plus utile. Toutes ces actions ont été collectives, en particulier au sein du groupe des organisations de jeunes, dont je remercie chacun·e, car vraiment on s’est bien marré·e·s à réaliser tout cela.

Restent aussi des regrets : ne pas être allé plus loin sur l’ensemble de ces sujets, avec le sentiment qu’après 5 années, la situation des jeunes n’a pas vraiment progressé. Ils·elles demeurent toujours exclu·e·s des minimas sociaux, leurs perspectives sont plus sombres encore qu’il y a 5 ans, il n’y a pas vraiment plus de considération pour eux·elles et leurs organisations, et c’est même un euphémisme. Dans ce cadre, la perte d’un siège pour le FFJ est pour moi un échec désolant. Il reste du travail pour les successeur·euse·s !

Pour finir, et au-delà du CESE, je quitte ce 31 mars 20 ans d’engagement au sein des organisations de jeunes, à la fois au MRJC et au FFJ, que j’ai participé à construire. Sur cette période, l’ensemble des organisations de jeunes a largement changé, MeeToo a obligé un questionnement profond qui n’est pas terminé, les organisations ont gagné en autonomie mais de ce fait aussi en fragilité, et n’ont pas été épargnées par la remise en cause des corps intermédiaires, à la fois de la base et du pouvoir. Dans le même temps, la jeunesse n’a pas cessé d’être un slogan politique porteur qui n’a débouché sur rien de structurant ou pire… désespérant.

Dans ce contexte, je crois trois choses importantes : les organisations de jeunes doivent se serrer les coudes, au-delà de leurs différences politiques ou thématiques et de leurs pratiques, un certain nombre d’aspirations sont proches et c’est en portant des choses ensemble qu’elles auront plus de poids. Il faut aussi renforcer ou construire des pratiques démocratiques qui régulent le moins mal possible les enjeux de pouvoir et les ambitions personnelles : c’est la crédibilité des organisations qui est en jeu. Le grand défi reste de réunir plus de jeunes dans leur diversité, je crois qu’en partant de ce que sont les organisations dans les territoires, des actions et stratégies communes peuvent faciliter ce défi colossal.

Sur ces conseils de vieux con, bon vent !”

Le FFJ remercie Bertrand pour son implication avec et pour les jeunes. Merci d’avoir entendu et porté la voix du FFJ et du MRJC. Au plaisir de te recroiser dans à l’avenir, autant en tant que militant que professionnel !

Lettre ouverte à Jean Castex : une vraie place pour les jeunes au CESE

Paris, le Mercredi 10 Mars 2021,

Monsieur le Premier ministre,

Par cette lettre, nous souhaitions vous alerter sur la place des jeunes au sein du futur CESE. Si le rapport rendu par le comité de renouvellement du Conseil semblait afficher un gain de sièges en faveur de la représentation des jeunes et des étudiants, la réalité est toute autre. Cette diminution
de la représentation des jeunes, encore plus dans la période que nous traversons, qui les impacte fortement et durablement, est un signal inquiétant.


Depuis 2015, le groupe dispose de 4 sièges dédiés à des organisations de jeunes – c’est à dire des organisations dirigées par des moins de 30 ans – et d’un siège pour un mouvement de jeunesse – les Scouts et Guides de France – implanté sur l’ensemble du territoire national, touchant une grande diversité de jeunes issus de différents milieux et permettant aux jeunes d’entrer en responsabilité au sein de leur gouvernance.

Les recommandations du rapport proposent certes 6 sièges pour la représentation des jeunes et des étudiants mais, plutôt que d’effectivement la renforcer, elles :
– Ôtent un siège aux organisations de jeunes,
– Maintiennent la représentation d’une organisation de jeunesse et d’éducation populaire,
sans prendre de garantie que celle-ci favorise l’accès des jeunes à sa gouvernance,
– Ajoutent une troisième catégorie de représentation : les « opérateurs jeunesse ».

Ces derniers, dont les actions sont en effet dirigées vers les jeunes et dont nous ne remettons pas en cause les objectifs, notamment en faveur des jeunes issus des quartiers prioritaires de la Politique de la Ville, n’associent pas les jeunes eux-mêmes dans leur gouvernance.


Aussi, nous ne comprenons pas le choix qui a été fait de les placer au sein de la représentation des « jeunes et des étudiants ».

Souhaitant promouvoir et améliorer la représentation de l’ensemble des jeunes, le groupe avait proposé au comité plusieurs organisations de jeunes et de jeunesse permettant de diversifier les publics cibles et notamment de mieux inclure les lycéens, les jeunes issus de milieu rural et des quartiers prioritaires de la Politique de la Ville. Ces propositions, qui permettaient à ces jeunes de porter par eux-mêmes leurs voix au sein du CESE, n’ont pas été entendues.

Après 10 ans d’une représentation des jeunes au Conseil, riche de 19 avis, de nombreuses recommandations, d’événements thématiques organisés et d’un investissement sans faille dans le développement de la participation citoyenne et la réforme de l’institution, nous ne comprenons pas ces conclusions.


La légitimité des jeunes à se représenter eux-mêmes et leurs capacités à participer pleinement à la construction des politiques publiques ne sont toujours pas reconnues. Jeunesse serait apparemment encore synonyme de « naïveté », quand bien même les jeunes en responsabilité, par exemple au CESE, continuent de démontrer le contraire et que la qualité de leur investissement a été reconnue et saluée.


Combien de temps faudra-t-il encore pour que les jeunes en responsabilité n’aient plus à prouver cent fois plus que les autres que leur présence est tout aussi légitime ? Pourquoi leur place dans la construction des politiques publiques est-elle inlassablement remise en cause ?

Nous espérons donc, Monsieur le Premier ministre, que vous entendrez notre appel et que vous veillerez à ce que soit rétabli l’équilibre qui préexistait au sein du groupe des Organisations Étudiantes et Mouvements de Jeunesse permettant, en plus de la représentation des organisations
étudiantes les plus représentatives, l’inclusion de deux organisations de jeunes nommées par le Forum Français de la Jeunesse et du mouvement de jeunesse des Scouts et Guides de France, qui touche un très grand nombre de jeunes et qui veille à leur permettre l’accès aux postes à responsabilité, en premier lieu au CESE.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de nos sentiments
respectueux,

Signataires :
Lilâ Le Bas – Présidente du groupe des Organisations Étudiantes et Mouvements de Jeunesse
Bertrand Coly – Conseiller du groupe des Organisations Étudiantes et Mouvements de Jeunesse
et Vice-Président du CESE
Antoine Dulin – Conseiller du groupe des Organisations Étudiantes et Mouvements de Jeunesse

Kenza Occansey – Conseiller du groupe des Organisations Étudiantes et Mouvements de Jeunesse
Charles Viger – Co-responsable du Forum Français de la Jeunesse (FFJ)
Marie Mullet – Présidente des Scouts et Guides de France
Nelly Vallance – Présidente du Mouvement Rural de la Jeunesse Chrétienne (MRJC)
Melanie Luce – Présidente de l’Union Nationale des Étudiants de France (UNEF)
Paul Mayaux – Président de la Fédération des Associations Générales Étudiantes (FAGE)
Radia Bakkouch – Présidente de Coexister

Lettre ouverte initiée par le Réseau Action Climat à l’attention d’Emmanuel Macron sur le manque d’ambition du projet de loi Climat

Voilà plus d’un an que s’est constituée la Convention Citoyenne pour le Climat (CCC), un projet soutenu par le Forum Français de la Jeunesse et de nombreuses autres organisations. Sur les 149 propositions émises par les 150 citoyens consultés, le Président de la République en a retenues 146.

Aujourd’hui, le Réseau Action Climat adresse une lettre ouverte à Emmanuel Macron, dans laquelle il souligne notamment l’écart entre les engagements pris par ce dernier et les actions impulsées depuis lors pour y parvenir. Cette lettre que nous avons co-signée appelle le chef d’Etat à  davantage tenir compte des propositions de la CCC pour atteindre les objectifs (revus à la hausse en décembre 2020) des Etats membres de l’Union Européenne en matière de transition écologique.

Alors que se prépare en ce moment-même le projet de loi Climat, nous revendiquons l’importance d’inscrire celui-ci dans les pas de la CCC, pour que cette consultation innovante puisse porter les fruits que nous en espérons tou·te·s.

Paris, le 8 février 2021

Monsieur le Président de la République,
Vous avez initié une démarche innovante au travers de la Convention Citoyenne pour le Climat visant à associer les citoyens à l’évolution de la loi pour tenir nos engagements climatiques dans un esprit de justice sociale.

Alors que les propositions des citoyens devaient être retranscrites dans la loi, force est de constater que le compte n’y est pas. L’étude d’impact accompagnant le projet de loi tiré de la Convention Citoyenne reconnaît ainsi que les mesures proposées ne permettront pas, en l’état, de
tenir les objectifs de baisse d’émissions de 40 % à horizon 2030. Et ce, alors que cette cible est déjà en elle-même insuffisante compte tenu du nouvel objectif de -55 % adopté en décembre dernier à l’échelle de l’Europe.

Quant au Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) et au Conseil National de la Transition Écologique (CNTE), récemment consultés pour avis sur le projet de loi, leurs avis convergent. Ils s’inquiètent en effet tous deux de l’insuffisance des mesures prises pour atteindre nos objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais aussi de la faiblesse des dispositifs pour réduire les inégalités sociales. Le CESE indique ainsi que “les nombreuses mesures du projet de loi, en général pertinentes restent souvent limitées, différées ou soumises à des conditions telles que leur mise en œuvre à terme rapproché est incertaine”.

Ce projet de loi cède en effet largement le pas à l’incitation et aux simples encouragements à changer de pratiques là où une intervention des pouvoirs publics est requise.

Les bénéfices attendus des mesures proposées par les 150 citoyennes et citoyens sont pourtant nombreux : moins de personnes vivant dans des passoires énergétiques, une pollution de l’air réduite, une alimentation plus saine et accessible à tous, une offre de mobilité moins émettrice et plus inclusive, davantage d’emplois dans les secteurs clés de la transition écologique, etc.

Monsieur le Président de la République, en amenuisant de la sorte l’ambition des mesures proposées par la Convention Citoyenne sur le Climat, vous privez notre pays d’un formidable potentiel de sortie « des » crises, climatique, sanitaire, économique et sociale.

L’Europe, et vous y avez contribué, a fait le choix d’ancrer son avenir sur un Pacte vert, et de se placer, via cette nouvelle feuille de route, en leader mondial de la transition énergétique. Mais ce «Green deal » n’a de sens que si les Etats membres, à commencer par la France, s’en saisissent pour ancrer sur leurs propres territoires un nouveau contrat écologique et social, qui ferait de la transition écologique la pierre angulaire de l’ensemble des politiques publiques, tout en veillant à ne laisser personne sur le bas-côté de cette transition. Le projet de loi tiré de la Convention Citoyenne sur le Climat devrait pleinement s’inscrire dans cet objectif et permettre d’orienter différemment notre économie et plus largement, notre société toute entière.

C’est pourquoi, alors que le débat parlementaire va débuter, nos organisations attendent de votre gouvernement et des représentants et représentantes de notre nation qu’ils redonnent vie à l’ambition initiale de ce projet de loi. Ne privez pas notre pays de ce nouveau souffle dont il a plus que jamais besoin.

Nous vous prions, Monsieur le Président de la République, de bien vouloir agréer l’expression de notre plus haute considération.


Liste des signataires
ActionAid France ; ADERA ; ADVOCNAR (Association de Défense Contre Les Nuisances Aériennes) ; Agir Pour l’Environnement ; Ajena Energie et Environnement ; ALISÉE (Association Ligérienne d’Information et de Sensibilisation à l’Énergie et à l’Environnement) ; Alliance Soleil ; Alofa Tuvalu ; Alternatiba ; Amorce ; AMPER 57 (Association Mosellane pour la Promotion des Énergies Renouvelables et de l’efficacité énergétique) ;
APCC (Association des professionnels en Conseil Climat Énergie et Environnement) ; ATD Quart Monde ; Archipel Citoyen “Osons les Jours Heureux” ; Association Bilan Carbone ; Association la Voûte Nubienne (AVN) ; Association négaWatt ; Aspas ; Attac France ; Avenir Climatique ; Brévenne : Gardons la ligne ; Cantine sans plastique France ; CARE France ; CCFD-Terre Solidaire ; CFDT ; CIWF France ; CLER Réseau pour la transition énergétique ; CliMates ; Colibris ; Collectif conception numérique responsable GreenIT.fr ; Collectif contre les nuisances aériennes de l’agglomération toulousaine (CCNAAT) ; Collectif pout une Transition Citoyenne ; Comité Français pour la Solidarité Internationale (CFSI) ; Confédération Paysanne ; CoopaWatt ; Coordination SUD ; Cyberacteurs ; Déclic ; ELISE Vendée ; Emmaüs France ; Enercoop ; Energies & Castors ; Energ’éthique 04 ; Energie Partagée ; Énergie Solidaire ; Engagé·e·s et Déterminé·e·s (E&D) ; Entrepreneurs du Monde (GREEN : Groupe de Réflexion sur l’Ecologie et l’ENtrepreneuriat) ; FAGE (Fédération des Associations Générales Etudiantes) ; Fédération Artisans du Monde ; Fédération Française des Usagers de Bicyclette ; Filière Paysanne ; Fondation Abbé Pierre ; Fondation Danielle Mitterrand ; Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme ; Forum Français de la Jeunesse (FFJ) ; France Nature Environnement ; Générations Futures ; Graines d’écologie ;
Green INSA ; Greenlobby ; Greenpeace ; Gret ; Hespul ; Institut de Développement des Ressources Renouvelables du Tarn (IDRR) ; Institut Veblen pour les réformes économiques ; ISF Agrista (Ingénieurs Sans Frontières) ; La Ruche de l’écologie (Monts du Lyonnais) ; Le GERES ; Les Amis d’Enercoop ; Les Amis de la Terre France ; Les Ateliers de la Bergerette ; Les Jeunes ambassadeurs pour le climat ; Ligue nationale contre le cancer (LNCC) ; Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) ; Max Havelaar France ; Mouvement de l’Agriculture Bio-Dynamique (MABD) ; Mouvement pour l’Economie Solidaire ; Mouvement des Villes et Territoires en Transition ; Mouvement Utopia ; Notre Affaire à Tous ; OnEstPrêt ; O’ Watt Citoyen coopérative ; Oxfam France ; Pacte pour la Transition ; Planète Urgence ; Reclaim ; Réseau Action Climat ; Réseau consigne ; Réseau Environnement Santé ; REFEDD (Réseau Français Étudiant pour le Développement Durable) ; Résilience ; Renaissance Écologique ; Résistance Climatique ; Rester sur Terre (Stay Grounded) ; SCIC Les 7 Vents Coutances ; Secours Catholique ; Caritas France ; Société nationale de protection de la nature (SNPN) ; Soleil du midi ; Solibri ; SOL (Alternatives agroécologiques et solidaires) ; Surfrider Foundation Europe ; TaCa (Agir pour le climat) ; Terre & Humanisme ; Transitions DD ; 350.org ; Together for Earth (T4E) ; UFC – Que Choisir ; Union française contre les nuisances des aéronefs (UFCNA) ; Union nationale de l’apiculture française (UNAF) ; Union nationale des associations familiales (UNAF) ; WECF (Women Engage for a Common Future) France ; Zero Waste France ; WWF France

Faites plus ample connaissance avec notre comité d’animation…

Lors de son Assemblée générale du 19 septembre dernier, le FFJ a réformé son comité d’animation pour 2020-2021. Nous avons souhaité que vous puissiez découvrir chacun·e d’entre eux·elles. Après vous avoir partagé leur portrait sur nos réseaux sociaux, le FFJ vous en propose un récapitulatif : 

En premier lieu, c’est de Charles Viger que nous avons dressé le portrait. Au FFJ, il est principalement chargé de la mission “territoires”. Pour se présenter, nous lui avons demandé pourquoi est-il important que les jeunes participent activement aux élections départementales et régionales.

Nous avons enchaîné les présentations avec Maryam Pougetoux, notre référente formation et co-rapporteure de la Commission Écologie en binôme avec Mathieu Devlaminck. Elle est actuellement vice-présidente de l’UNEF, chargée des questions universitaires et de jeunesse. Dans sa présentation, Maryam vous parle de sa mesure prioritaire pour venir en aide aux jeunes dans le contexte de crise sanitaire. 

Place maintenant à Julien Vermignon, le co-rapporteur de la Commission Europe/International, et délégué général des Jeunes Radicaux Île-de-France. Pour son portrait, nous lui avons demandé quelle serait sa proposition prioritaire pour l’Europe et les jeunes.

Julien Vermignon

Puis, nous sommes passé·e·s à Marie Caillaud : l’animatrice du FFJ et présidente des Jeunes européens s’est également prêtée au jeu des portraits. Elle nous y parle de ce qui, à ses yeux, représente une priorité pour les jeunes.

Marie Caillaud

Ensuite, c’est Mathieu Devlaminck co-rapporteur de notre Commission Écologie en binôme avec Maryam Pougetoux et président de l’Union Nationale des Lycéen·ne·s. Le benjamin du comité d’animation au FFJ nous donne sa mesure pour sauver la planète s’il était Président de la République ! 

Mathieu Devlaminck

Après qu’Allons Enfants ait rejoint le FFJ en juillet dernier, c’est Rima Chihi qui s’est jointe à notre comité d’animation en tant que référente communication. Alors, qui de mieux que notre référente communication pour parler de la meilleure façon de communiquer avec les jeunes ?

Enfin, nous vous avons présenté Omar Didi, qui était déjà présent au comité d’animation l’année passée. En plus d’être président du MAG Jeunes LGBT, il est trésorier du FFJ et co-rapporteur de la Commission Inclusion/Diversité. Nous l’avons interrogé sur sa proposition visant à lutter contre les discriminations chez les jeunes.

Omar Didi

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