Le Forum Français de la Jeunesse est proche de nombreux acteurs de la jeunesse et de l’éducation populaire. Nous proposons ici nos actualités ainsi que celles de nos membres et de nos partenaires.

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Fin de mandats au CESE : témoignage de Bertrand Coly

Le 31 mars, le mandat au Conseil économique, social et environnemental (CESE) de Bertrand Coly a pris fin. Au cours de sa mandature, Bertrand a été membre de la Section de l’aménagement durable des territoires, de la Section de l’agriculture, de la pêche et de l’alimentation, de la Commission temporaire “Déserts médicaux”, mais aussi vice-président de la Délégation à la prospective et à l’évaluation des politiques publiques. Enfin, il a été élu vice-président du CESE en octobre 2020. C’est en cette qualité qu’il a porté une déclaration du bureau du CESE, “Jeunes, le devoir d’avenir”, demandant l’ouverture des minimas sociaux aux moins de 25 ans, pour faire face à la crise.

Il a également rapporté 2 avis : 

→ Cet avis comporte 19 préconisations, telles que l’élaboration d’un cahier des charges national pour concevoir des formations à destination des agriculteur·rice·s.

→ Cet avis regroupe 16 préconisations, réparties en 4 axes, afin de favoriser le renforcement de la place des jeunes dans les territoires ruraux.

Le FFJ a souhaité lui donner la parole sur les cinq années qu’il a passées au CESE. Voici son témoignage :

Bertrand Coly (FFJ/MRJC) 

“Après 5 années à représenter le FFJ et le MRJC au CESE, mon mandat s’arrête ce 31 mars 2021. Le Conseil Économique Social et Environnemental, je me le décrivais en y arrivant comme une sorte de Sénat “plan-plan” pour responsables associatifs nationaux en fin de carrière. Connaissant son rôle de troisième assemblée consultative de notre démocratie regroupant les principaux corps intermédiaires, il me paraissait primordial d’y faire entrer les organisations de jeunes pour faire entendre la voix de celles et ceux trop rarement écouté·e·s. Je me donnais ce rôle avec les autres membres du groupe des Organisations Étudiantes et Mouvement de Jeunesse (OEMJ) et de faire de ce conseil un espace plus en prise avec la société, approprié par les jeunes, leurs organisations et tou·te·s les citoyen·ne·s, capables d’être le porte-voix de leurs propositions, leurs colères et leurs espoirs.

Durant ces 5 années, j’ai alterné mes semaines entre deux journées au CESE en moyenne et des activités professionnelles et militantes dans mon territoire (la Brenne, dans le Sud de l’Indre). Des activités qui se sont largement répandues : défense de services publics de proximité, place des jeunes dans les territoires ruraux, et transition écologique notamment. Présent au sein des sections de l’agriculture et de l’aménagement du territoire, j’ai découvert de très nombreux acteurs et sujets, souvent passionnants. Vice-président du CESE pour les six derniers mois du mandat, j’ai élargi le champ des sujets traités parfois plus éloignés de mes compétences premières.

Ce dont je suis le plus fier ? J’ai le sentiment d’avoir réussi, même imparfaitement, à réaliser ce que je m’étais donné comme objectifs et les attentes du FFJ et du MRJC pour ce mandat. J’ai été rapporteur de 2 avis (à retrouver en introduction de cet article) que j’ai fait vivre, et qui ont trouvé des traductions en termes de politiques publiques. J’ai participé à l’animation d’échanges avec les représentant·e·s des organisations de jeunes dans les CESER, tenté de faire avancer la place des jeunes au sein des corps intermédiaires, alerté sur la situation de la jeunesse, maintenu un lien continu tant avec le FFJ que le MRJC, participé à renforcer les liens entres les organisations du groupe, donné à voir de nouvelles méthodes de travail au CESE, fait venir de nombreux·ses jeunes au CESE pour qu’ils prennent la parole, et poussé pour une réforme du CESE qui donne plus de place à la participation citoyenne afin de le rendre plus utile. Toutes ces actions ont été collectives, en particulier au sein du groupe des organisations de jeunes, dont je remercie chacun·e, car vraiment on s’est bien marré·e·s à réaliser tout cela.

Restent aussi des regrets : ne pas être allé plus loin sur l’ensemble de ces sujets, avec le sentiment qu’après 5 années, la situation des jeunes n’a pas vraiment progressé. Ils·elles demeurent toujours exclu·e·s des minimas sociaux, leurs perspectives sont plus sombres encore qu’il y a 5 ans, il n’y a pas vraiment plus de considération pour eux·elles et leurs organisations, et c’est même un euphémisme. Dans ce cadre, la perte d’un siège pour le FFJ est pour moi un échec désolant. Il reste du travail pour les successeur·euse·s !

Pour finir, et au-delà du CESE, je quitte ce 31 mars 20 ans d’engagement au sein des organisations de jeunes, à la fois au MRJC et au FFJ, que j’ai participé à construire. Sur cette période, l’ensemble des organisations de jeunes a largement changé, MeeToo a obligé un questionnement profond qui n’est pas terminé, les organisations ont gagné en autonomie mais de ce fait aussi en fragilité, et n’ont pas été épargnées par la remise en cause des corps intermédiaires, à la fois de la base et du pouvoir. Dans le même temps, la jeunesse n’a pas cessé d’être un slogan politique porteur qui n’a débouché sur rien de structurant ou pire… désespérant.

Dans ce contexte, je crois trois choses importantes : les organisations de jeunes doivent se serrer les coudes, au-delà de leurs différences politiques ou thématiques et de leurs pratiques, un certain nombre d’aspirations sont proches et c’est en portant des choses ensemble qu’elles auront plus de poids. Il faut aussi renforcer ou construire des pratiques démocratiques qui régulent le moins mal possible les enjeux de pouvoir et les ambitions personnelles : c’est la crédibilité des organisations qui est en jeu. Le grand défi reste de réunir plus de jeunes dans leur diversité, je crois qu’en partant de ce que sont les organisations dans les territoires, des actions et stratégies communes peuvent faciliter ce défi colossal.

Sur ces conseils de vieux con, bon vent !”

Le FFJ remercie Bertrand pour son implication avec et pour les jeunes. Merci d’avoir entendu et porté la voix du FFJ et du MRJC. Au plaisir de te recroiser dans à l’avenir, autant en tant que militant que professionnel !

Lettre ouverte à Jean Castex : une vraie place pour les jeunes au CESE

Paris, le Mercredi 10 Mars 2021,

Monsieur le Premier ministre,

Par cette lettre, nous souhaitions vous alerter sur la place des jeunes au sein du futur CESE. Si le rapport rendu par le comité de renouvellement du Conseil semblait afficher un gain de sièges en faveur de la représentation des jeunes et des étudiants, la réalité est toute autre. Cette diminution
de la représentation des jeunes, encore plus dans la période que nous traversons, qui les impacte fortement et durablement, est un signal inquiétant.


Depuis 2015, le groupe dispose de 4 sièges dédiés à des organisations de jeunes – c’est à dire des organisations dirigées par des moins de 30 ans – et d’un siège pour un mouvement de jeunesse – les Scouts et Guides de France – implanté sur l’ensemble du territoire national, touchant une grande diversité de jeunes issus de différents milieux et permettant aux jeunes d’entrer en responsabilité au sein de leur gouvernance.

Les recommandations du rapport proposent certes 6 sièges pour la représentation des jeunes et des étudiants mais, plutôt que d’effectivement la renforcer, elles :
– Ôtent un siège aux organisations de jeunes,
– Maintiennent la représentation d’une organisation de jeunesse et d’éducation populaire,
sans prendre de garantie que celle-ci favorise l’accès des jeunes à sa gouvernance,
– Ajoutent une troisième catégorie de représentation : les « opérateurs jeunesse ».

Ces derniers, dont les actions sont en effet dirigées vers les jeunes et dont nous ne remettons pas en cause les objectifs, notamment en faveur des jeunes issus des quartiers prioritaires de la Politique de la Ville, n’associent pas les jeunes eux-mêmes dans leur gouvernance.


Aussi, nous ne comprenons pas le choix qui a été fait de les placer au sein de la représentation des « jeunes et des étudiants ».

Souhaitant promouvoir et améliorer la représentation de l’ensemble des jeunes, le groupe avait proposé au comité plusieurs organisations de jeunes et de jeunesse permettant de diversifier les publics cibles et notamment de mieux inclure les lycéens, les jeunes issus de milieu rural et des quartiers prioritaires de la Politique de la Ville. Ces propositions, qui permettaient à ces jeunes de porter par eux-mêmes leurs voix au sein du CESE, n’ont pas été entendues.

Après 10 ans d’une représentation des jeunes au Conseil, riche de 19 avis, de nombreuses recommandations, d’événements thématiques organisés et d’un investissement sans faille dans le développement de la participation citoyenne et la réforme de l’institution, nous ne comprenons pas ces conclusions.


La légitimité des jeunes à se représenter eux-mêmes et leurs capacités à participer pleinement à la construction des politiques publiques ne sont toujours pas reconnues. Jeunesse serait apparemment encore synonyme de « naïveté », quand bien même les jeunes en responsabilité, par exemple au CESE, continuent de démontrer le contraire et que la qualité de leur investissement a été reconnue et saluée.


Combien de temps faudra-t-il encore pour que les jeunes en responsabilité n’aient plus à prouver cent fois plus que les autres que leur présence est tout aussi légitime ? Pourquoi leur place dans la construction des politiques publiques est-elle inlassablement remise en cause ?

Nous espérons donc, Monsieur le Premier ministre, que vous entendrez notre appel et que vous veillerez à ce que soit rétabli l’équilibre qui préexistait au sein du groupe des Organisations Étudiantes et Mouvements de Jeunesse permettant, en plus de la représentation des organisations
étudiantes les plus représentatives, l’inclusion de deux organisations de jeunes nommées par le Forum Français de la Jeunesse et du mouvement de jeunesse des Scouts et Guides de France, qui touche un très grand nombre de jeunes et qui veille à leur permettre l’accès aux postes à responsabilité, en premier lieu au CESE.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de nos sentiments
respectueux,

Signataires :
Lilâ Le Bas – Présidente du groupe des Organisations Étudiantes et Mouvements de Jeunesse
Bertrand Coly – Conseiller du groupe des Organisations Étudiantes et Mouvements de Jeunesse
et Vice-Président du CESE
Antoine Dulin – Conseiller du groupe des Organisations Étudiantes et Mouvements de Jeunesse

Kenza Occansey – Conseiller du groupe des Organisations Étudiantes et Mouvements de Jeunesse
Charles Viger – Co-responsable du Forum Français de la Jeunesse (FFJ)
Marie Mullet – Présidente des Scouts et Guides de France
Nelly Vallance – Présidente du Mouvement Rural de la Jeunesse Chrétienne (MRJC)
Melanie Luce – Présidente de l’Union Nationale des Étudiants de France (UNEF)
Paul Mayaux – Président de la Fédération des Associations Générales Étudiantes (FAGE)
Radia Bakkouch – Présidente de Coexister

Lettre ouverte initiée par le Réseau Action Climat à l’attention d’Emmanuel Macron sur le manque d’ambition du projet de loi Climat

Voilà plus d’un an que s’est constituée la Convention Citoyenne pour le Climat (CCC), un projet soutenu par le Forum Français de la Jeunesse et de nombreuses autres organisations. Sur les 149 propositions émises par les 150 citoyens consultés, le Président de la République en a retenues 146.

Aujourd’hui, le Réseau Action Climat adresse une lettre ouverte à Emmanuel Macron, dans laquelle il souligne notamment l’écart entre les engagements pris par ce dernier et les actions impulsées depuis lors pour y parvenir. Cette lettre que nous avons co-signée appelle le chef d’Etat à  davantage tenir compte des propositions de la CCC pour atteindre les objectifs (revus à la hausse en décembre 2020) des Etats membres de l’Union Européenne en matière de transition écologique.

Alors que se prépare en ce moment-même le projet de loi Climat, nous revendiquons l’importance d’inscrire celui-ci dans les pas de la CCC, pour que cette consultation innovante puisse porter les fruits que nous en espérons tou·te·s.

Paris, le 8 février 2021

Monsieur le Président de la République,
Vous avez initié une démarche innovante au travers de la Convention Citoyenne pour le Climat visant à associer les citoyens à l’évolution de la loi pour tenir nos engagements climatiques dans un esprit de justice sociale.

Alors que les propositions des citoyens devaient être retranscrites dans la loi, force est de constater que le compte n’y est pas. L’étude d’impact accompagnant le projet de loi tiré de la Convention Citoyenne reconnaît ainsi que les mesures proposées ne permettront pas, en l’état, de
tenir les objectifs de baisse d’émissions de 40 % à horizon 2030. Et ce, alors que cette cible est déjà en elle-même insuffisante compte tenu du nouvel objectif de -55 % adopté en décembre dernier à l’échelle de l’Europe.

Quant au Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) et au Conseil National de la Transition Écologique (CNTE), récemment consultés pour avis sur le projet de loi, leurs avis convergent. Ils s’inquiètent en effet tous deux de l’insuffisance des mesures prises pour atteindre nos objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais aussi de la faiblesse des dispositifs pour réduire les inégalités sociales. Le CESE indique ainsi que “les nombreuses mesures du projet de loi, en général pertinentes restent souvent limitées, différées ou soumises à des conditions telles que leur mise en œuvre à terme rapproché est incertaine”.

Ce projet de loi cède en effet largement le pas à l’incitation et aux simples encouragements à changer de pratiques là où une intervention des pouvoirs publics est requise.

Les bénéfices attendus des mesures proposées par les 150 citoyennes et citoyens sont pourtant nombreux : moins de personnes vivant dans des passoires énergétiques, une pollution de l’air réduite, une alimentation plus saine et accessible à tous, une offre de mobilité moins émettrice et plus inclusive, davantage d’emplois dans les secteurs clés de la transition écologique, etc.

Monsieur le Président de la République, en amenuisant de la sorte l’ambition des mesures proposées par la Convention Citoyenne sur le Climat, vous privez notre pays d’un formidable potentiel de sortie « des » crises, climatique, sanitaire, économique et sociale.

L’Europe, et vous y avez contribué, a fait le choix d’ancrer son avenir sur un Pacte vert, et de se placer, via cette nouvelle feuille de route, en leader mondial de la transition énergétique. Mais ce «Green deal » n’a de sens que si les Etats membres, à commencer par la France, s’en saisissent pour ancrer sur leurs propres territoires un nouveau contrat écologique et social, qui ferait de la transition écologique la pierre angulaire de l’ensemble des politiques publiques, tout en veillant à ne laisser personne sur le bas-côté de cette transition. Le projet de loi tiré de la Convention Citoyenne sur le Climat devrait pleinement s’inscrire dans cet objectif et permettre d’orienter différemment notre économie et plus largement, notre société toute entière.

C’est pourquoi, alors que le débat parlementaire va débuter, nos organisations attendent de votre gouvernement et des représentants et représentantes de notre nation qu’ils redonnent vie à l’ambition initiale de ce projet de loi. Ne privez pas notre pays de ce nouveau souffle dont il a plus que jamais besoin.

Nous vous prions, Monsieur le Président de la République, de bien vouloir agréer l’expression de notre plus haute considération.


Liste des signataires
ActionAid France ; ADERA ; ADVOCNAR (Association de Défense Contre Les Nuisances Aériennes) ; Agir Pour l’Environnement ; Ajena Energie et Environnement ; ALISÉE (Association Ligérienne d’Information et de Sensibilisation à l’Énergie et à l’Environnement) ; Alliance Soleil ; Alofa Tuvalu ; Alternatiba ; Amorce ; AMPER 57 (Association Mosellane pour la Promotion des Énergies Renouvelables et de l’efficacité énergétique) ;
APCC (Association des professionnels en Conseil Climat Énergie et Environnement) ; ATD Quart Monde ; Archipel Citoyen “Osons les Jours Heureux” ; Association Bilan Carbone ; Association la Voûte Nubienne (AVN) ; Association négaWatt ; Aspas ; Attac France ; Avenir Climatique ; Brévenne : Gardons la ligne ; Cantine sans plastique France ; CARE France ; CCFD-Terre Solidaire ; CFDT ; CIWF France ; CLER Réseau pour la transition énergétique ; CliMates ; Colibris ; Collectif conception numérique responsable GreenIT.fr ; Collectif contre les nuisances aériennes de l’agglomération toulousaine (CCNAAT) ; Collectif pout une Transition Citoyenne ; Comité Français pour la Solidarité Internationale (CFSI) ; Confédération Paysanne ; CoopaWatt ; Coordination SUD ; Cyberacteurs ; Déclic ; ELISE Vendée ; Emmaüs France ; Enercoop ; Energies & Castors ; Energ’éthique 04 ; Energie Partagée ; Énergie Solidaire ; Engagé·e·s et Déterminé·e·s (E&D) ; Entrepreneurs du Monde (GREEN : Groupe de Réflexion sur l’Ecologie et l’ENtrepreneuriat) ; FAGE (Fédération des Associations Générales Etudiantes) ; Fédération Artisans du Monde ; Fédération Française des Usagers de Bicyclette ; Filière Paysanne ; Fondation Abbé Pierre ; Fondation Danielle Mitterrand ; Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme ; Forum Français de la Jeunesse (FFJ) ; France Nature Environnement ; Générations Futures ; Graines d’écologie ;
Green INSA ; Greenlobby ; Greenpeace ; Gret ; Hespul ; Institut de Développement des Ressources Renouvelables du Tarn (IDRR) ; Institut Veblen pour les réformes économiques ; ISF Agrista (Ingénieurs Sans Frontières) ; La Ruche de l’écologie (Monts du Lyonnais) ; Le GERES ; Les Amis d’Enercoop ; Les Amis de la Terre France ; Les Ateliers de la Bergerette ; Les Jeunes ambassadeurs pour le climat ; Ligue nationale contre le cancer (LNCC) ; Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) ; Max Havelaar France ; Mouvement de l’Agriculture Bio-Dynamique (MABD) ; Mouvement pour l’Economie Solidaire ; Mouvement des Villes et Territoires en Transition ; Mouvement Utopia ; Notre Affaire à Tous ; OnEstPrêt ; O’ Watt Citoyen coopérative ; Oxfam France ; Pacte pour la Transition ; Planète Urgence ; Reclaim ; Réseau Action Climat ; Réseau consigne ; Réseau Environnement Santé ; REFEDD (Réseau Français Étudiant pour le Développement Durable) ; Résilience ; Renaissance Écologique ; Résistance Climatique ; Rester sur Terre (Stay Grounded) ; SCIC Les 7 Vents Coutances ; Secours Catholique ; Caritas France ; Société nationale de protection de la nature (SNPN) ; Soleil du midi ; Solibri ; SOL (Alternatives agroécologiques et solidaires) ; Surfrider Foundation Europe ; TaCa (Agir pour le climat) ; Terre & Humanisme ; Transitions DD ; 350.org ; Together for Earth (T4E) ; UFC – Que Choisir ; Union française contre les nuisances des aéronefs (UFCNA) ; Union nationale de l’apiculture française (UNAF) ; Union nationale des associations familiales (UNAF) ; WECF (Women Engage for a Common Future) France ; Zero Waste France ; WWF France

Faites plus ample connaissance avec notre comité d’animation…

Lors de son Assemblée générale du 19 septembre dernier, le FFJ a réformé son comité d’animation pour 2020-2021. Nous avons souhaité que vous puissiez découvrir chacun·e d’entre eux·elles. Après vous avoir partagé leur portrait sur nos réseaux sociaux, le FFJ vous en propose un récapitulatif : 

En premier lieu, c’est de Charles Viger que nous avons dressé le portrait. Au FFJ, il est principalement chargé de la mission “territoires”. Pour se présenter, nous lui avons demandé pourquoi est-il important que les jeunes participent activement aux élections départementales et régionales.

Nous avons enchaîné les présentations avec Maryam Pougetoux, notre référente formation et co-rapporteure de la Commission Écologie en binôme avec Mathieu Devlaminck. Elle est actuellement vice-présidente de l’UNEF, chargée des questions universitaires et de jeunesse. Dans sa présentation, Maryam vous parle de sa mesure prioritaire pour venir en aide aux jeunes dans le contexte de crise sanitaire. 

Place maintenant à Julien Vermignon, le co-rapporteur de la Commission Europe/International, et délégué général des Jeunes Radicaux Île-de-France. Pour son portrait, nous lui avons demandé quelle serait sa proposition prioritaire pour l’Europe et les jeunes.

Julien Vermignon

Puis, nous sommes passé·e·s à Marie Caillaud : l’animatrice du FFJ et présidente des Jeunes européens s’est également prêtée au jeu des portraits. Elle nous y parle de ce qui, à ses yeux, représente une priorité pour les jeunes.

Marie Caillaud

Ensuite, c’est Mathieu Devlaminck co-rapporteur de notre Commission Écologie en binôme avec Maryam Pougetoux et président de l’Union Nationale des Lycéen·ne·s. Le benjamin du comité d’animation au FFJ nous donne sa mesure pour sauver la planète s’il était Président de la République ! 

Mathieu Devlaminck

Après qu’Allons Enfants ait rejoint le FFJ en juillet dernier, c’est Rima Chihi qui s’est jointe à notre comité d’animation en tant que référente communication. Alors, qui de mieux que notre référente communication pour parler de la meilleure façon de communiquer avec les jeunes ?

Enfin, nous vous avons présenté Omar Didi, qui était déjà présent au comité d’animation l’année passée. En plus d’être président du MAG Jeunes LGBT, il est trésorier du FFJ et co-rapporteur de la Commission Inclusion/Diversité. Nous l’avons interrogé sur sa proposition visant à lutter contre les discriminations chez les jeunes.

Omar Didi

Assemblée générale exceptionnelle 2020

📢Samedi 19 septembre a eu lieu l’Assemblée générale du FFJ. Ce rendez-vous a permis à nos membres de revenir sur l’année passée mais aussi de se projeter sur 2020-2021.

Retour sur notre assemblée générale

Tout au long de la matinée, nous avons alterné temps d’interconnaissance et de formations afin d’accueillir au mieux les ancien·ne·s et nouveaux·elles représentant·e·s au Conseil d’administration.

  • Un temps de formation sur la présentation et le fonctionnement du FFJ pour les nouveaux·elles arrivant·e·s. 
  • Un point sur le dossier Europe/international et un zoom sur la “coalition jeunes” et les projets climats pour les autres. 

Dans un second temps, de voter une réforme des statuts du FFJ, adoptée à la majorité. Elle a pour but de permettre toujours plus de représentativité des organisations de jeunes au sein du FFJ

Cette journée a été l’occasion pour le FFJ de lancer un premier temps de travail sur les élections départementales et régionales de mars 2021. Son objectif ? Débattre de la place du FFJ et des jeunes dans les élections. Nous avons compté sur la participation de Charles Fournier, Vice-président délégué à la transition écologique et citoyenne, à la coopération de la région Centre Val de Loire pour nous présenter le chef de filat des politiques de jeunesse de la Région.

Nous avons aussi continuer le débat sur un sujet au coeur de l’actualité jeunesse : le droit de vote à 16 ans en compagnie de Paula Forteza, députée co-présidente du groupe EDS (Ecologie, Démocratie et Solidarité) et Valérie Becquet, sociologue et chercheuse. 

L’Assemblée générale s’est terminé par un temps de projection sur 2020 et 2021 et le but de renouveler les commissions permanentes du FFJ. Cela a aussi été l’occasion d’annoncer les organisations qui siègeront au comité d’animation pour 2020-2021 : 

Nous tenons à remercier les membres du conseil d’administration ainsi que nos invité·e·s d’avoir participé à cette journée. 

La convention citoyenne réinvente le CESE !

Lettre ouverte des conseiller.ère.s CESE et CESER représentant les organisations de jeunes et de jeunesse aux élu.e.s.

 

En juin dernier, la Convention Citoyenne pour le Climat s’est achevée après 10 mois de travaux. Cet exercice démocratique inédit a prouvé l’importance de la participation citoyenne pour construire les politiques publiques et les rendre socialement acceptables. Elle a permis d’entrevoir ce que pourrait être une démocratie renforcée, articulant la légitimité démocratique des élu·es, le savoir-faire des organisations et l’expertise d’usage des citoyen·ne·s tiré·e·s au sort.


Car oui, les enjeux environnementaux ne sont pas les seuls sur lesquels les citoyen·ne·s ont des choses à dire. La transition vers une société plus résiliente, seule issue de la crise sanitaire, ne doit pas se faire sans leur voix. Il en va de l’avenir de notre démocratie et de la réussite des transitions sociales et économiques enclenchées.

 

Le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) a été désigné comme organisateur de la Convention Citoyenne pour le Climat. Il a ainsi pu mettre à disposition son expérience, sa légitimité, la pluralité des regards qui le compose notamment dans l’organisation du tirage au sort des citoyen·ne·s.

 

L’exercice, loin d’être une formalité, conditionne la légitimité même du groupe qu’il permet de composer. Comment ? En permettant d’illustrer la diversité sociale, territoriale et démographique de notre société. Un panel où chacun et chacune peut s’identifier aux participant·e·s. Où chacun et chacune peut se dire : « on m’a écouté·e ». 

 

Dans les régions aussi, certains Conseils Économiques, Sociaux et Environnementaux régionaux (CESER) ont déjà introduit des formes de consultation citoyenne. Chaque fois qu’elles sont bien menées, elles permettent d’enrichir les travaux, favorisent le débat, et construisent des réponses adaptées, souvent nouvelles et à la hauteur des enjeux et besoins de chacune et chacun. Ces consultations, loin de concurrencer le mandat des CESER permettent d’assurer une complémentarité des points de vue entre la société civile organisée et non organisée. 

 

Aujourd’hui, nous appelons nos institutions – le CESE et les CESER – à renouveler, adapter et systématiser les exercices de participation citoyenne. 

 

Représentatives de la société civile organisée, ces assemblées sont déjà, par les actions des organisations qui les composent, proches des citoyen·ne·s. Elles semblent alors naturellement prédestinées à l’accueil de formes plus poussées de participation citoyenne vouées à enrichir leurs travaux. Elles ont un rôle à prendre pour rendre notre démocratie plus délibérative et participative.

 

Parce que nous sommes issus d’organisations dirigées par des jeunes qui renouvellent, de fait, très régulièrement leurs responsables : nous savons que chacun·e peut prendre part à la décision collective et que la crise démocratique n’a rien d’inéluctable. Nous savons qu’il est urgent de replacer les citoyens et citoyennes au cœur de notre démocratie. 

 

Nous savons aussi que dans une démocratie ainsi réformée, le CESE, les CESER, mais également les corps intermédiaires seront plus fort pour être entendus des décideur·deuse·s régionaux·ales comme nationaux·ales ! C’est l’une des conditions pour que notre système démocratique se réinvente : chiches les élu·e·s ?

 

 

Signataires : 

Remy LÉGER, conseiller au CESER Normandie – Antoine PIERCHON, conseiller au CESER Bretagne – Sylvain-Loup JACQUOT, conseiller au CESER Grand Est – Lou NOIRCLÈRE, conseiller au CESER Bourgogne Franche-Comté – Xavier BEULENS, conseiller au CESER Hauts-de-France – Émilie BOURDON, conseillère au CESER Pays de la Loire – Alexis MONNET, conseiller au CESER Auvergne Rhône-Alpes – Valérian POYAU, conseiller au CESER Centre Val-de-Loire – Hélène RAMAJO, conseillère au CESER Ile-de-France – Meryl Srocynski, conseillère au CESER Occitanie – Grégory LEPIONNIER, conseiller au CESER Ile-de-France – Aline PICHEREAU-QUENTIN, conseillère au CESER Normandie – Sarah HOARAU, conseillère au CESER Centre Val-de-Loire – Lilâ LE BAS, conseillère et Présidente du groupe des Organisations Étudiante et Mouvements de Jeunesse au CESE – Emelyn WEBER, conseillère du groupe des Organisations Étudiante et Mouvements de Jeunesse au CESE– Antoine DULIN, conseiller du groupe des Organisations Étudiante et Mouvements de Jeunesse au CESE – Bertrand COLY, conseiller du groupe des Organisations Étudiante et Mouvements de Jeunesse au CESE.

Organisations signataires : La Fédération des Associations Générales Étudiantes (FAGE), l’Union Nationale des Étudiants de France (UNEF), Le Forum Français de la Jeunesse (FFJ), La Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC), Le Mouvement Rural de la Jeunesse Chrétienne (MRJC), les Scouts et Guides de France (SGDF).

Pour réagir à cette lettre contacter :

Héloïse Péaud 

Collaboratrice du groupe des Organisations Étudiantes et Mouvements de Jeunesse

CESE (Conseil Économique, Social et Environnemental)

heloise.peaud@lecese.fr / 01.44.43.64.41

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